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	<title>Dispatch/Box &#187; Sociologie</title>
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	<description>“Non cogitant, ergo non sunt&#34; (Lichtenberg)</description>
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		<title>Chez Ivréa</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 08:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/06/02/chez-ivrea/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/dsc02153-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="dsc02153" title="dsc02153" /></a>J&#8217;ai l&#8217;habitude de me rendre à la librairie Ivréa, tenue place Paul-Painlevé (juste à côté des éditions Liana Lévi) par Lorenzo Valentin avec l&#8217;aide de quelques personnes. Si vous n&#8217;y êtes jamais allés, je vous y invite, on y trouve uniquement les ouvrages du fonds Champ Libre/Gérard Lebovici/Ivréa, ainsi qu&#8217;un catalogue Ivréa 2009, toujours imprimé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-361" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/06/02/chez-ivrea/dsc02153/"><img class="alignnone size-medium wp-image-361" title="dsc02153" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/dsc02153-225x300.jpg" alt="dsc02153" width="225" height="300" /></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-361" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/06/02/chez-ivrea/dsc02153/"></a>J&#8217;ai l&#8217;habitude de me rendre à la librairie Ivréa, tenue place Paul-Painlevé (juste à côté des éditions Liana Lévi) par Lorenzo Valentin avec l&#8217;aide de quelques personnes.</p>
<p>Si vous n&#8217;y êtes jamais allés, je vous y invite, on y trouve uniquement les ouvrages du fonds Champ Libre/Gérard Lebovici/Ivréa, ainsi qu&#8217;un catalogue Ivréa 2009, toujours imprimé sur presses typographiques à l&#8217;Haÿ-les-Roses (est-ce que ces presses appartiennent à l&#8217;Encyclopédie des Nuisances? En tout cas, l&#8217;EdN et Ivréa y impriment avec une qualité analogue).<br />
Par ailleurs vous y dénicherez un certain nombre d&#8217;ouvrages défraîchis à prix d&#8217;ami, ne vous privez pas de la traduction d&#8217;Orwell par Jean Quéval.<br />
Une bonne nouvelle (voir photo) : l&#8217;ouvrage de Simon Leys (de son vrai nom Pierre Ryckmans, sinologue très fécond à la grande époque de la petite collection Maspero), <em>Les habits neufs du président Mao</em> connaît sa troisième réédition, sous la griffe Ivréa (après avoir été éditée sous les deux autres noms successifs de la maison : Champ Libre et Gérard Lebovici – dont le logotype représentait indistinctement la maison et son fondateur).<br />
Le manuscrit de préface à la nouvelle édition par Leys lui-même est reproduit en vitrine de la librairie.</p>
<p>Si vous vous intéressez aussi à Gérard Lebovici (1932-1984), il existe une <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/surpris/fiche.php?diffusion_id=19907">archive de l&#8217;émission</a> du 18 février 2004 sur France Culture qui lui est consacrée.</p>
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		<title>Collection de l&#8217;Art Brut</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 17:44:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/05/10/echos-de-lausanne-2/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/dsc02028-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="dsc02028" title="dsc02028" /></a>Me voilà donc de retour de la cité suisse, établie sur les rives du lac Léman. Ville admirable, pentue et dense, tissée de réseaux de transports qui en font une véritable ruche bourdonnante. Lausanne se donne tous les moyens, y compris celui d&#8217;une ligne de métro calquée sur la ligne automatisée 14 du métro parisien, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-320" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/05/10/echos-de-lausanne-2/dsc02028/"><img class="alignnone size-medium wp-image-320" title="dsc02028" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/dsc02028-300x225.jpg" alt="dsc02028" width="300" height="225" /></a>Me voilà donc de retour de la cité suisse, établie sur les rives du lac Léman. Ville admirable, pentue et dense, tissée de réseaux de transports qui en font une véritable ruche bourdonnante. Lausanne se donne tous les moyens, y compris celui d&#8217;une ligne de métro calquée sur la ligne automatisée 14 du métro parisien, dont on peut être surpris à la fois de la disproportion (étant donné la faible étendue de la ville) et d&#8217;une relative lenteur. Un petit caprice des élus locaux?<br />
Quoi qu&#8217;il en soit, les brumes du lac sont aussi mythiques que le feu décrit dans <em>Smoke on the water</em> (écrit par Deep Purple au sujet de l&#8217;incendie du Casino de Montreux lors d&#8217;une prestation de Zappa &amp; The Mothers). Premiers jours un peu couverts, puis le ciel s&#8217;est fait de plus en plus clair, dévoilant jeudi (dernier jour) des Alpes encore maculées de neiges en leurs sommets. Les hélvètes sont des gens affables, ce n&#8217;est pas une légende. Commandez un café, le serveur vous répondra du typique <em>&laquo;&nbsp;volontiers!&nbsp;&raquo;</em> romand.<br />
Par ailleurs, Lausanne bénéficie d&#8217;une programmation culturelle et artistique variée et abondante, qui fonde largement la réputation culturelle de la Confédération Helvétique (voyez l&#8217;expostion Van Gogh en ce moment à Bâle). En plus des théâtres, des salles de concert et de la grande bibliothèque de Riponne, la ville abrite la collection d&#8217;Art Brut, rassemblée par Jean Dubuffet, un joyau. Cette collection n&#8217;a pas l&#8217;hermétisme et les travers de artistes &laquo;&nbsp;par vocation&nbsp;&raquo;, elle resitue à l&#8217;inverse la démarche créative comme moment de sublimation, parfois chez des êtres torturés (troubles psychiatriques, trisomie), d&#8217;autres fois chez de simples outsiders, ayant réconcilié l&#8217;œuvre avec la vie (à la manière du Facteur Cheval). Parmi les plus marquants, l&#8217;écossais Angus McPhee et ses tissages de chaumes frénétiques (des mains tressent comme d&#8217;autres appellent nerveusement une cigarette), Marcel Dumoulin creusant un tunnel de 14m de long dans lequel il entrepose et dispose toutes sortes de reliques d&#8217;objets quotidiens, les gouaches rouges expressives de Carlo, rehaussées de <em>graphorrhées</em> constituent des œuvres fascinantes. Ce musée vous fait voir tout autre chose que l&#8217;art hyperproductif des biennales et des grands centres acquéreurs et commandeurs d&#8217;œuvres modernes. Parce qu&#8217;il réintroduit la notion de vie dans la création, l&#8217;art des &laquo;&nbsp;outsiders&nbsp;&raquo; (les non-artistes par définition) se rapproche des théories situationnistes (souvenons-nous de Guy Debord posant devant le Palais Idéal du Facteur Cheval). Aussi parce que la véritable œuvre, celle qui ne dit pas son nom, qui ne résulte d&#8217;aucun financement étatique ou d&#8217;un quelconque mécénat, est celle issue d&#8217;un mouvement de l&#8217;esprit qui n&#8217;a d&#8217;autre objet que l&#8217;invention d&#8217;un nouveau matériau libéré de toute contrainte venue du monde de l&#8217;art salarié ou institutionnalisé, d&#8217;un statut à part devenu profession (à ce sujet, lire l&#8217;excellent <em>L&#8217;Élite artiste</em> par la sociologue <a href="http://wapedia.mobi/fr/Nathalie_Heinich">Nathalie Heinich</a>, Gallimard, 2005).<br />
Je remercie <a href="http://www.cipmarseille.com/auteur_fiche.php?id=1716">Shigenobu Gonzalvez</a>, qui m&#8217;a recommandé il y a quelque temps de visiter ce musée, le couvrant d&#8217;un éloge concis et sans appel : <em>&laquo;&nbsp;le plus beau musée du monde&nbsp;&raquo;</em>.</p>
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		<title>Shulamith Firestone, abolir l&#8217;enfance</title>
		<link>http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/03/16/shulamith-firestone-abolir-lenfance/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 08:13:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/03/16/shulamith-firestone-abolir-lenfance/"><img align="right" hspace="5" width="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/580905_com_firestone.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="580905_com_firestone" title="580905_com_firestone" /></a>Ce texte, Pour l&#8217;abolition de l&#8217;enfance, réédité par Tahin Party, est en fait un chapitre du livre de la féministe radicale américaine Shulamith Firestone. Une critique limpide, appuyée sur les analyses de Philippe Ariès, qui conserve sa pertinence roborative et sa puissance. &#171;&#160;Les femmes et les enfants d&#8217;abord&#160;&#187; : tel est le constat dont part Firestone pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-183" title="580905_com_firestone" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/580905_com_firestone.jpg" alt="580905_com_firestone" width="110" height="110" /></p>
<p>Ce texte, <em>Pour l&#8217;abolition de l&#8217;enfance</em>, réédité par Tahin Party, est en fait un chapitre du livre de la féministe radicale américaine Shulamith Firestone. Une critique limpide, appuyée sur les analyses de Philippe Ariès, qui conserve sa pertinence roborative et sa puissance. &laquo;&nbsp;Les femmes et les enfants d&#8217;abord&nbsp;&raquo; : tel est le constat dont part Firestone pour analyser les systèmes de séparation tout au long de la vie (foyer, école), le système patriarcal fondant à lui seul &laquo;&nbsp;le monde des adultes&nbsp;&raquo;. Un parti pris sans concession; Firestone n&#8217;est pas une féministe au foyer! À rapprocher d&#8217;Ivan Illitch (contre l&#8217;école qui sépare et rend la discipline plus importante que l&#8217;apprentissage), de Guy Debord (la séparation, le texte des émeutes de Watts également), mais aussi de l&#8217;écriture de Christiane Rochefort (dont on connaît l&#8217;amitié littéraire avec Guy Debord). À lire, donc.</p>
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		<title>Le dyptique Farrebique/Biquefarre : Georges Rouquier</title>
		<link>http://www.dispatchbox.org/index.php/2008/09/18/le-dyptique-farrebiquebiquefarre-georges-rouquier/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 19:09:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma du réel]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2008/09/18/le-dyptique-farrebiquebiquefarre-georges-rouquier/"><img align="right" hspace="5" width="50" src="http://www.bifi.fr/upload/bibliotheque/Image/espace%20patrimonial/cine-regards/img_bibl/r035/farrebique.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="" /></a>Je viens de me visionner à nouveau le Farrebique, de Georges Rouquier (découvert en lisant Marc Ferro). Entre 1944 et 1945, il est allé mettre en scène et filmer les paysans du milieu dont il est issu, dans le Rouergue. Qu&#8217;on ne s&#8217;y meprenne pas : bien qu&#8217;ayant un style documentaire, il s&#8217;agit d&#8217;une &#171;&#160;fiction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.bifi.fr/upload/bibliotheque/Image/espace%20patrimonial/cine-regards/img_bibl/r035/farrebique.jpg" alt="" width="255" height="337" /></p>
<p>Je viens de me visionner à nouveau le <em>Farrebique</em>, de Georges Rouquier (découvert en lisant Marc Ferro).</p>
<p>Entre 1944 et 1945, il est allé mettre en scène et filmer les paysans du milieu dont il est issu, dans le Rouergue. Qu&#8217;on ne s&#8217;y meprenne pas : bien qu&#8217;ayant un style documentaire, il s&#8217;agit d&#8217;une &laquo;&nbsp;fiction réaliste&nbsp;&raquo; jouée par des non-comédiens. Trois générations vivent sous le même toit de ferme : Farrebique, et l&#8217;on partage la maisonnée avec &laquo;&nbsp;Le Fabre&nbsp;&raquo; et sa fille, la &laquo;&nbsp;Fabrette&nbsp;&raquo;. Tous les aspects d&#8217;une paysannerie disparue y sont illustrés : labour à la force des bœufs au joug, travail du blé, préparation et cuisson de pains (ces divines nourritures, au même titre que ces poires succulentes dont Guy Debord fit la nécrologie, citant l&#8217;admiration et la passion de Fourier pour ce fruit), organisation familiale, religion, père patriarche&#8230; Non seulement un magnifique document d&#8217;histoire sociale du milieu rural et agraire, mais aussi une profonde mise en scène naturaliste (réintroduction des éléments des processus de développement de la nature dans l&#8217;observation humaine : de superbes plans caméra sur les germinations, les insectes, le mouvement du soleil&#8230; qui en font également un documentaire estimable et pionnier sur la nature).</p>
<p>Vous trouverez <a href="http://www.lesdocs.com/fiches/farrebique.htm">ici</a> quelques petites infos techniques .</p>
<p>Me reste à voir <em>Biquefarre</em>, du même Georges Rouquier, filmé au même endroit quelque 44 ans plus tard.  Je signale également le petit livre de Dominique Auzel publié dans la Petite Bibliothèque des <em>Cahiers du Cinéma</em>.</p>
<p><a style="text-decoration: none;" rel="attachment wp-att-952" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2008/09/18/le-dyptique-farrebiquebiquefarre-georges-rouquier/attachment/9782866423292/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-952" title="9782866423292" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782866423292-205x300.jpg" alt="9782866423292" width="205" height="300" /></a></p>
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		<title>Plaidoyer de M. Barack Obama en faveur de la lecture</title>
		<link>http://www.dispatchbox.org/index.php/2008/08/19/plaidoyer-de-m-barack-obama-en-faveur-de-la-lecture/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 19:32:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture de l'écrit]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
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		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>

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		<description><![CDATA[[Dans son numéro d’août 2005, « American Libraries », le magazine de l’American Library Association (ALA), publiait (pages 48 à 52) le discours que Barack Obama avait prononcé le 23 juin 2005 à l’ouverture du congrès annuel de l’ALA qui se tenait à Chicago et qui rassembla 27 962 participants. Extraits de ”Relié au monde” [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[Dans son numéro d’août 2005, « American Libraries », le magazine de<br />
l’American Library Association (ALA), publiait (pages 48 à 52) le discours<br />
que Barack Obama avait prononcé le 23 juin 2005 à l’ouverture du congrès<br />
annuel de l’ALA qui se tenait à Chicago et qui rassembla 27 962<br />
participants.<br />
Extraits de ”Relié au monde” (« Bound to the world ») par Barack Obama,<br />
sénateur de l’Illinois:<br />
Cf. http://www.ala.org/ala/alonline/tableofcontents/toc2005/august2005.cfm ]</p>
<p>« C’est tellement tentant aujourd’hui pour un enfant de renoncer à livre un<br />
lire et de brancher son attention sur autre chose. Et c’est tellement facile<br />
pour nous de trouver des excuses à cela, en faisant semblant de croire qu’en<br />
lui passant un dvd « éducatif », on fait notre travail. Qu’un enfant de 12<br />
ans regarde un bon film, d’accord ! à condition qu’il lise aussi un livre<br />
pendant une durée comparable; qu’il se branche sur PBS (Public Broadcasting<br />
Service), oui ! s’il participe aussi à une conversation avec ses parents, à<br />
cette condition, nous faisons notre travail de parents.<br />
Nous savons très bien ce qui n’est pas utile à nos enfants. Nous savons très<br />
bien ce qui n’est pas le meilleur pour eux. En tant que parents, nous devons<br />
trouver le temps et l’énergie nécessaires pour intervenir et aider nos<br />
enfants à aimer la lecture. Nous devons leur faire la lecture, parler avec<br />
eux de ce qu’ils lisent et trouver le temps de le faire, quitte à couper la<br />
télévision.<br />
()<br />
Cela devrait être aussi simple d’emprunter un livre que de louer un dvd ou<br />
de prendre un MacDo à emporter. Pourquoi dans chaque « Happy Meal » à la<br />
place d’un jouet n’y aurait-il pas un livre comme cadeau ?<br />
()<br />
L’année dernière, je fus interrogé par une journaliste du Chicago Sun-Times,<br />
elle voulait savoir si elle pouvait me poser des questions sur la nature de<br />
ma foi religieuse. C’était une proposition intéressante. Nous nous sommes<br />
assis. La journaliste m’a posé la question suivante : « Croyez-vous au ciel<br />
? Quelle est votre conception du paradis ? »<br />
J’ai répondu : « Je ne sais pas ce qu’il y a au-delà, mais je sais que,<br />
lorsque je suis assis avec mes filles de 6 ans et de 3 ans le soir et que je<br />
leur lis un livre et que je les borde quand elles s’endorment, c’est un<br />
petit coin de paradis au-dessus de nos têtes. »<br />
C’était il y a environ un an, c’est intéressant de voir que ma fille qui a<br />
aujourd’hui 7 ans lit toute seule. Ma fille de 4 ans reste sur mes genoux<br />
mais ma fille âgée de 7 ans a un livre bien calé devant elle, elle semble le<br />
défier du regard (« She’s kind of face down »). Je lui dis : « Veux-tu que<br />
je te lise le livre ? » « Non papa tout va bien. » dit-elle, et j’ai comme<br />
un pincement au cœur.<br />
Pourtant, quand je la regarde, je ressens une telle joie parce que je sais<br />
que dans chacun des livres qu’elle choisira, elle pourra s’accomplir. Je ne<br />
livre pas là une réflexion personnelle. C’est vrai pour nous tous qui sommes<br />
des parents. Il n’y a rien que nous ne désirions davantage que de faire<br />
éclore chez nos enfants le sens de l’émerveillement.<br />
()<br />
Instiller l’amour de la lecture chez nos enfants, c’est leur donner la<br />
chance de réaliser leurs rêves. C’est ce que chacun de vous fait tous les<br />
jours, et pour cela, vous avez ma gratitude.</p>
<p>Barack Obama. »</p>
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