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	<title>Dispatch/Box &#187; édition</title>
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	<description>“Non cogitant, ergo non sunt&#34; (Lichtenberg)</description>
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		<title>14 Ulica Próżna</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 16:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2011/09/04/14-ulica-prozna/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/DSC02399-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Ulica Próżna" /></a>Pour Monika Próchniewicz. Ce qui va suivre est un témoignage du &#171;&#160;Camarade&#160;&#187; Bernard Goldstein (1889-1959). Le Camarade Bernard prit part à l&#8217;insurrection du Ghetto de Varsovie, en tant que figure éminente du Bund (Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie). Le Bund était une organisation sociale-démocrate, juive antisioniste, opposée au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour <a href="http://retors.net/spip.php?auteur10">Monika Próchniewicz</a>.</em></p>
<p>Ce qui va suivre est un témoignage du &laquo;&nbsp;Camarade&nbsp;&raquo; Bernard Goldstein (1889-1959). Le Camarade Bernard prit part à l&#8217;insurrection du Ghetto de Varsovie, en tant que figure éminente du Bund (Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie). Le Bund était une organisation sociale-démocrate, juive antisioniste, opposée au bolchévisme. Elle prônait une culture juive diasporique, avec pour langue le yiddish (<em>yiddish daytsh</em>, forme de <em>Hochdeutsch</em> enrichi d&#8217;apports hébreux et slaves).  Comme son frère d&#8217;armes et ami Marek Edelman (1919-2009), autre figure majeure de l&#8217;insurrection du Ghetto de Varsovie et de la résistance à la barbarie nazie, de cachette en cachette, de cave en grenier, Bernard Goldstein parvint à s&#8217;échapper de l&#8217;extermination du Ghetto en 1943 pour survivre en zone aryenne. Il put par la suite prendre part à l&#8217;insurrection de Varsovie, en 1944.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/DSC02399.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2044" title="Ulica Próżna" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/DSC02399-1024x768.jpg" alt="" width="574" height="430" /></a></p>
<p>J&#8217;ai choisi de citer une extrait de cette lecture, comme faisant écho direct à la photographie de l&#8217;entrée du bâtiment du numéro 14 Ulica Próżna, au centre de Varsovie que j&#8217;ai réalisée le 16 août 2011.</p>
<p>Le texte a fait l&#8217;objet d&#8217;une première traduction par E. Dal, jugée trop littérale ; elle fut remaniée par Viviane Clerck Ayguesparse. Le titre original en yiddish est <em>Finf yor in Varshever Geto</em>, paru en 1947 à New York.</p>
<p>Vous pouvez consulter le texte librement sur le <a href="http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&amp;id_article=81">site internet des éditions Zones</a>.</p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Zygmunt Igla était un jeune bundiste membre du syndicat des employés de commerce de Varsovie. Pendant toute l’occupation il avait milité dans notre organisation de résistance. C’était un garçon de haute taille, large d’épaules, présentant l’aspect d’un pur Polonais. Il était d’un courage étonnant. La nuit comme le jour, il ne se séparait jamais de son revolver chargé.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">« Ils ne me prendront pas vivant », avait-il coutume d’affirmer.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Pendant le soulèvement du ghetto, Igla se battit vaillamment. Il réussit à s’évader et à gagner la forêt de Wyszkow. Il vint à Varsovie à plusieurs reprises pour chercher de l’argent et des instructions. Puis il s’installa rue Sliska. Au bout de peu de temps, il dut changer de résidence car des dénonciateurs l’avaient découvert. Il se rendit chez Jablonski, gardien de l’immeuble du n° 14 de la rue Prozna, un de nos hommes de confiance. Il nous avait procuré des logements et, en cas d’urgence, il cachait des amis chez lui pour la durée d’une nuit. Son domicile était l’un des points de rencontre de notre organisation de résistance. Il nous avait aussi beaucoup aidés à trouver des armes pour le soulèvement. Marysia Feinmesser assurait la liaison entre lui et nous.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Deux jours après qu’Igla se fut réfugié chez Jablonski, des gendarmes assiégèrent l’immeuble. Outre Igla, un camarade et une camarade de l’association Hashomer s’y terraient. Tous trois se barricadèrent et ouvrirent le feu sur les assaillants. La bataille dura plusieurs heures. Les gendarmes durent demander des renforts qui arrivèrent en auto blindée. Les soldats, appuyés par des mitrailleuses attaquèrent à coups de grenades. Nos trois héros résistèrent aussi longtemps qu’ils le purent. Ils périrent courageusement faute de munitions, non sans avoir blessé de nombreux Allemands.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Au moment du combat, Jablonski ne se trouvait pas chez lui ; mais il fut arrêté un peu plus tard. On le tortura, il ne parla pas. Il connaissait pourtant de nombreuses adresses de Juifs fugitifs.</cite></p>
<p>GOLDSTEIN, Bernard, <em>L&#8217;Ultime Combat : nos années au ghetto de Varsovie</em>, Zones. Paris, 2008, p.204-05.</p>
<p>© Pour la traduction : Éditions La Découverte, 2007. Zones est un label des Éditions La Découverte.</p>
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		<title>Maus enfin traduit en polonais</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 09:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2011/08/29/maus-enfin-traduit-en-polonais/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/maus-1-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Maus, po polsku" /></a>La bande dessinée Maus, chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Art Spiegelman, unique en son genre (déploiement narratif dans un contexte hyperréaliste, allers-retours temporels, sens de l&#8217;allégorie, jeux de langage) est enfin lisible depuis 2010 pour le public polonais, sous le titre Maus : Wydanie zbiorcze. C&#8217;est Piotr Bikont qui s&#8217;est chargé de la traduction. Il aura fallu attendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La bande dessinée <em>Maus</em>, chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Art Spiegelman, unique en son genre (déploiement narratif dans un contexte hyperréaliste, allers-retours temporels, sens de l&#8217;allégorie, jeux de langage) est enfin lisible depuis 2010 pour le public polonais, sous le titre <em>Maus : Wydanie zbiorcze</em>. C&#8217;est Piotr Bikont qui s&#8217;est chargé de la traduction. Il aura fallu attendre pas moins de dix-huit années pour voir la version intégrale traduite et éditée dans le pays où se déroule la tragique histoire de Vladek Spiegelman, juif de Częstochowa, rescapé de plusieurs ghettos et d&#8217;Auschwitz. Il n&#8217;est pas anodin que le livre révèle sans détours les persécutions antisémites (avec pour point culminant, le terrible pogrom de Kielce en 1946) commises par les polonais eux-mêmes. La nation polonaise ambivalente, souvent silencieuse (souvenons-nous des villageois filmés par Lanzmann) et peu incitée au devoir de mémoire, reste encore prise dans ce que Jean-Yves Potel nomme le &laquo;&nbsp;mythe de non-culpabilité&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/maus-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2034" title="Maus, po polsku" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/maus-1.jpg" alt="" width="397" height="600" /></a><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/maus2pp1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2039" title="maus2pp1" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/maus2pp1.jpg" alt="" width="404" height="576" /></a></p>
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		<title>Almanach illustré de la révolution (1904)</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 15:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/11/09/almanach-illustre-de-la-revolution-1904/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/revolution-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Almanach de la Révolution 1904" /></a>La couverture est illustrée par Georges Willaume. Remerciements à Franck Veyron de la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine). &#160; Voici la notice complète de l&#8217;ouvrage sur le Cgécaf (Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones) : Almanach illustré de la révolution pour 1904 / ill. couv. G. Willaume. — Paris : Delesalle, 1903. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La couverture est illustrée par Georges Willaume.</p>
<p><em>Remerciements à Franck Veyron de la <a href="http://bdic.fr/">BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine)</a></em><em>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/revolution.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1837" title="Almanach de la Révolution 1904" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/revolution-721x1024.jpg" alt="" width="505" height="717" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Voici la notice complète de l&#8217;ouvrage sur le <a href="http://cgecaf.com">Cgécaf </a>(Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones) :</p>
<p>Almanach illustré de la révolution pour 1904  / ill. couv. G. Willaume. — Paris : Delesalle, 1903. — 62 p. : ill.</p>
<p>Almanach illustré de la révolution pour… (éd. Paul Delesalle…) : Cgécaf 0115a</p>
<p>Delesalle (éd., 1900-1901)/La Publication sociale (1907-1932) : Cgécaf 0115</p>
<p>Chaponnet, impr. G. (Paris)</p>
<p>Textes : Bourchet, René Chaughi, Lucien Descaves, Paul Delesalle, André Girard, Jean Grave, Pierre Kropotkine, Henri Leyret, Louis Niel, Élisée Reclus, Frédéric Stackelberg. Dessins et gravures : Berger, Couturier, Jules Hénault, Hermann-Paul, Abel Lafleur, Lebasque, Maximilien Luce, Valéry Muller, Roubille, etc. — En vente aux bureaux des Temps nouveaux. Impr. G. Chaponnet (Paris).</p>
<p>(Localisation : <a href="http://www.cira.ch/">Centre international de recherches sur l&#8217;anarchisme -- CIRA</a>, Lausanne).</p>
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		<title>John Lennon, délires réédités (2)</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 21:40:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/10/22/john-lennon-delires-reedites-2/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/859232330_L-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="859232330_L" /></a>Je reviens sur En flagrant délire de John Lennon, pour présenter les premières de couverture des éditions de 1965 et 1970, qui portent une mention particulière quant au problème posé par la traduction. Outre l&#8217;intérêt graphique des couvertures, la mention varie avec quelque fantaisie. Alors que la première (1965, Robert Laffont) porte en couverture &#171;&#160;Tentative [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je reviens sur <em>En flagrant délire</em> de John Lennon, pour présenter les premières de couverture des éditions de 1965 et 1970, qui portent une mention particulière quant au problème posé par la traduction. Outre l&#8217;intérêt graphique des couvertures, la mention varie avec quelque fantaisie.</p>
<p>Alors que la première (1965, Robert Laffont) porte en couverture &laquo;&nbsp;Tentative de traduction par Rachel Mizrahi et Christiane Rochefort&nbsp;&raquo;, le seconde (1970, Robert Laffont) indique, plus modestement peut-être, &laquo;&nbsp;Tentative désespérée de traduction par Rachel Mizrahi et Christiane Rochefort&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Quel dommage de ne pas avoir continué de jouer de cet élément de sens dans l&#8217;organisation sémiotique de la couverture !!</p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/859232330_L.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1825" title="859232330_L" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/859232330_L.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a></p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/25095230_L.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1826" title="25095230_L" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/25095230_L.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a></p>
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		<title>Jaime Semprun (1947-2010)</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 08:10:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/08/13/jaime-semprun-1947-2010/"><img align="right" hspace="5" width="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782910386306.jpeg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Discours liminaire Encyclopédie des nuisances" /></a>Mais quelques livres existent qui permettent d&#8217;apercevoir, comme en moins grand nombre certaines rencontres, un monde plus abouti que l&#8217;infecte décomposition présente. Jaime Semprun s&#8217;est éteint le 3 août 2010, dans la discrétion qui caractérisait sa vie. Fils de l&#8217;écrivain Jorge Semprun, il fut l&#8217;un des derniers collaborateurs de Guy Debord, participa au catalogue Champ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><em>Mais quelques livres existent qui permettent d&#8217;apercevoir, comme en moins grand nombre certaines rencontres, un monde plus abouti que l&#8217;infecte décomposition présente.</em></p></blockquote>
<p><em><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782910386306.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1758" title="Discours liminaire Encyclopédie des nuisances" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782910386306.jpeg" alt="" width="400" height="557" /></a><br />
</em></p>
<p>Jaime Semprun s&#8217;est éteint le 3 août 2010, dans la discrétion qui caractérisait sa vie. Fils de l&#8217;écrivain Jorge Semprun, il fut l&#8217;un des derniers collaborateurs de Guy Debord, participa au catalogue Champ Libre en y publiant deux essais<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Il fonda en 1984 (cf. le <em>Discours préliminaire</em>) la revue L&#8217;Encyclopédie des nuisances (15 fascicules publiés de 1984 à 1992, que l&#8217;on doit pouvoir encore se procurer à la librairie de Jacques Noël, Un Regard Moderne, rue Gît-le-Cœur à Paris), qui devait étendre son activité quelques années plus tard à l&#8217;édition et au commerce de livres.</p>
<p>L&#8217;Encyclopédie des nuisances (&laquo;&nbsp;EdN&nbsp;&raquo; pour les connaisseurs) s&#8217;est notamment associée de façon épisodique aux éditions Ivréa (qui reprennent le fonds Gérard Lebovici et Champ Libre) pour proposer des essais inédits de George Orwell (traduits par Semprun lui-même) dans une traduction de grande qualité dont une version anthologique en format poche à faire pâlir de honte Gallimard <a href="#_ftn2">[2]</a> et dans un objet dont Jean-Luc Porquet, dans son hommage à Jaime Semprun (<em>Le Canard Enchaîné</em>, 11 août 2010) dresse l&#8217;éloge : <em>&laquo;&nbsp;Texte au cordeau, maquette impeccable, couverture d&#8217;une parfaite sobriété le tout imprimé dans l&#8217;une des dernières imprimeries en France utilisant encore linotype et caractères en plomb. </em>[Il s'agit des presses typographiques de L'Haÿ-les-Roses, NdR – dont on peut alléguer que les éditions soient en partie sociétaires]<em> De la belle ouvrage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Le projet éditorial de ce qu&#8217;Annie Le Brun appelait, non sans sarcasme, &laquo;&nbsp;la petite coterie de Jaime Semprun&nbsp;&raquo; est intransigeant ; il faut rappeler que le catalogue des livres est introduit par une définition de la lecture, et de ce que sont et ne sont pas des livres. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est en son sein que se développa la critique la plus virulente d&#8217;un monde des livres <em>cybernétisé</em>, sous la plume acerbe de Jean-Marc Mandosio, avec la publication d&#8217;un brûlot contre la TGB, future BNF.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>La Guerre sociale au </em><em>Portugal</em>, Champ Libre, Paris, 1975.</p>
<p><em>Précis de récupération, illustré de nombreux exemples tirés de l&#8217;histoire récente</em>, Champ Libre, 1976.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Dont une version anthologique en format poche à faire pâlir de honte Gallimard : <em>Dans le ventre de la Baleine et autres essais (1931-1943) </em>et<em> Tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949) </em>parus en 2005.</p>
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		<title>Patrick Straram, index/indices</title>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 23:42:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/05/29/patrick-straram-indexindices/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Patrick_Straram-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Patrick_Straram" /></a>Patrick Straram (Paris, 12 janvier 1934 – 3 mars 1988) est un écrivain québécois d&#8217;origine française qui a participé à l&#8217;aventure de l&#8217;internationale lettriste de 1950 à 1953. On lui doit, passée cette courte période – mise en lumière à partir de documents inédits en 2006 dans une perspective de dépassement du &#171;&#160;debordocentrisme&#160;&#187; de l&#8217;internationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Straram (Paris, 12 janvier 1934 – 3 mars 1988) est un écrivain québécois d&#8217;origine française qui a participé à l&#8217;aventure de l&#8217;internationale lettriste de 1950 à 1953. On lui doit, passée cette courte période – mise en lumière à partir de documents inédits en 2006 dans une perspective de dépassement du &laquo;&nbsp;debordocentrisme&nbsp;&raquo; de l&#8217;internationale lettriste et a fortiori de l&#8217;internationale situationniste –, des ouvrages consacrés à la littérature (le théâtre surtout et des poèmes consubstantiels à la musique qu&#8217;il affectionnait. Il emprunta, dans la dernière partie de sa vie (l&#8217;époque &laquo;&nbsp;hippie&nbsp;&raquo; québécoise de Straram, pour raccourcir) à Boris Vian, autre grand amateur de jazz, le pseudonyme de Bison Ravi (anagramme de &laquo;&nbsp;Boris Vian&nbsp;&raquo;). Il proclame à ce sujet <em>&laquo;&nbsp;Mon nom n&#8217;est pas Patrick Straram, mon nom c&#8217;est Patrick Straram le Bison Ravi&nbsp;&raquo;</em>.  Il est par ailleurs le petit-fils du musicien Walter Straram (anagramme de Marie Émile Félix Walter Marrast, un des grands noms de la musique dans l&#8217;entre-deux guerres) et le fils d&#8217;Enrich Straram, directeur du Théâtre des Champs-Élysées. En ce sens, il constitue le chaînon idéal et manquant entre un Debord dont l&#8217;intérêt pour la musique moderne semblait limité ( amateur de musique baroque et de musette, on sait qu&#8217;il admirait quelques grands disques de jazz, comme en témoigne l&#8217;utilisation d&#8217;un titre d&#8217; Art Blakey and The Messengers –<em> Whisper Not</em> (1958) – dans <em>In girum imus nocte et consumimur igni&#8230; </em></p>
<p>Au-delà de cela, le directeur d&#8217;<em>internationale situationniste</em> a persisté d&#8217;ignorer les convulsions du rock et de la <em>folk music</em> – fait relevé avec pertinence par Toulouse-La-Rose dans son petit opuscule <em>Pour en finir avec Guy Debord</em> –, tout comme il ignora l&#8217;histoire moderne renouvelée par l&#8217;École des Annales ) et un Vian chroniqueur fou et trompettiste blafard, hanté par la passion des thriller à l&#8217;américaine&#8230;</p>
<p>D&#8217;ailleurs, c&#8217;est en 1979 que Straram consacrera  pas moins de cinq émissions radio à Boris Vian. Straram, c&#8217;est le pendant inacceptable de Debord – quoique ce dernier le désignât comme l&#8217;auteur de la &laquo;&nbsp;première déclaration situationniste exprimée&nbsp;&raquo; –, il est voyageur, il aime le rock anglo-américain, il a sali ses mains pour des salaires et – Ô misère ! – il s&#8217;éprenait de Resnais, de Queneau, de Deleuze et tant d&#8217;autres bourgeois&#8230; parmi lesquels l&#8217;un est encore plus intolérable que les autres : &laquo;&nbsp;le plus con des Suisses pro-chinois&nbsp;&raquo;, Jean-Luc Godard.</p>
<div id="attachment_1636" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Patrick_Straram.jpg"><img class="size-full wp-image-1636" title="Patrick_Straram" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Patrick_Straram.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Patrick Straram, photographie de 2e de couverture de &quot;irish coffee au no name bar &amp; vin rouge valley of the moon&quot; © Louise Rémillard et André Tremblay</p></div>
<p>Straram aimait passionnément les disques (on lui vola sa conséquente collection au début des années 1980 ainsi que son matériel audio, un coup fatal alors qu&#8217;il est obligé de se réfugier chez une amie à Longueuil, Francine, à l&#8217;endroit de Montréal dit &laquo;&nbsp;Rive Sud&nbsp;&raquo; et quartier populaire de HLM). Nombre de ses poèmes sont autant d&#8217;envolées lyriques (il aime par ailleurs les litanies dans ce style cher à Malcolm Lowry, dont il admire <em>Au-dessous du volcan</em>) consacrés au groupe de l&#8217;Ontario The Band (il voue un culte sans limites au titre <em>The Weight</em> et à l&#8217;album <em>The Big Pink</em>– qui apparaît dans la bande originale de <em>Easy Rider</em> de Dennis Hopper qui s&#8217;est éteint aujourd&#8217;hui 29 mai 2010), mais aussi au Grateful Dead de Jerry Garcia, aux Rolling Stones, à Dylan&#8230; Straram ainsi, dans une idiosyncrasie teintée d&#8217;éthylisme, est le plus aventurier et moderne de ses (ex-) compagnons de dérive volontiers plus ancrés du côté de la Renaissance et de la belle langue que dans la transfiguration folk de San Francisco. Pourtant, il représente un trait d&#8217;union entre les avant-gardes et la contre-culture, et tant va le tricard à l&#8217;art spectaculaire qu&#8217;à la fin on l&#8217;oublie.</p>
<p>Pour exprimer son déracinement inévitable et l&#8217;importance de son émigration, il empruntait à Brecht la citation suivante : <em>&laquo;&nbsp;La meilleure école pour la dialectique, c&#8217;est l&#8217;émigration. Les dialecticiens les plus pénétrants sont exilés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Il est vrai qu&#8217;en France, nous (disons, le large public sensible à TOUS les participants aux avant-gardes) connaissons Straram que depuis la réédition de ses textes sous l&#8217;impulsion roborative d&#8217;un tandem d&#8217;universitaires, Boris Donné et Jean-Marie Apostolidès, à travers trois textes : <em>Les Bouteilles se couchent</em> (Allia, 2006), <em>La veuve blanche un peu détournée</em> (Sens &amp; Tonka, 2006), <em>Lettre à Guy Debord</em> (Sens &amp; Tonka, 2006).</p>
<p>Aussi un répèrage bibliographique, que l&#8217;on complétera pour avec l&#8217;excellent <a href="http://www.banq.qc.ca/documents/activites/publication/Patrick-Straram.pdf">inventaire</a> du fonds Straram dressé en 2003 par Hélène Blain pour la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Montréal), donnera un autre éclairage qu&#8217;un portrait de Straram en ami dériveur de Debord, de façon à présenter ce probable renégat, par sa sensibilité au mouvement hippie, aux manifestations que les orthodoxes de l&#8217;IS auraient jugées comme de méprisables manifestations spectaculaires. Pourtant, de nombreuses similitudes avec le jeune Debord sont frappantes, ainsi l&#8217;admiration portée à Sartre (Debord a plutôt dissimulé cela, mais Boris Donné a démontré habilement comment Sartre est référent chez lui), notamment à travers une fascination pour le roman <em>L&#8217;Âge d&#8217;homme</em> (1945) et la portée du genre autobiographique, ainsi qu&#8217;une poétique des lieux et surtout de la ville stimulée par l&#8217;absorption de quantités d&#8217;alcools inconcevables.</p>
<p>Enfin, l&#8217;itinéraire de Patrick Straram relate l&#8217;expérience d&#8217;un français déraciné, ayant jeté les amarres au Québec après quelques années en temps qu&#8217;employé forestier dans la région de Vancouver. Straram, arrivant avec le désir jamais émoussé d&#8217;une subjectivité radicale, constate le degré d&#8217;immission du capitalisme dans la vie et la culture québécoises. A son arrivée, il constatera d&#8217;ailleurs que Radio-Canada joue un rôle similaire à celui de la moribonde ORTF en France à la même époque.</p>
<p>Straram fut attiré par l&#8217;exil comme telle masse liquide par l&#8217;attraction des astres ; en témoignent ces quelques lignes :</p>
<blockquote><p>«L&#8217;obligation de m&#8217;arracher au Québec, de m&#8217;exiler encore une fois, puisque tous les journaux, les postes de radio, la télévision, l&#8217;enseignement m&#8217;y étaient interdits, le mal dégueulasse que cela fait, il n&#8217;est pas prêt de cesser, la plaie n&#8217;est paa prête de se cicatriser, chaque jour ailleurs qu&#8217;au Québec la rouvre, ça vous fouille jusqu&#8217;à l&#8217;os, il y a de brusques arrêts du coeur, de longs temps de nostalgie, de prostration, qui font vomir&#8230;»</p></blockquote>
<p>La thématique du déracinement et l&#8217;expérience américaine sont séminales dans les écrits de Straram. Après avoir vécu en Californie et au Canada, impossible pour lui d&#8217;envisager à nouveau la France. D&#8217;ailleurs, il ne peut plus y pénétrer, puisqu&#8217;il est déserteur. Il éprouve même une sympathie marquée pour le nationalisme québécois et la présence la langue française.</p>
<p>Si la bibliographie de Patrick Straram tient dans un mouchoir de poche, gageons qu&#8217;un certain nombre des archives qu&#8217;il a léguées à la Bibliothèque nationale et archives du Québec (alors que la maladie lui rongeait les poumons) permettront l&#8217;établissement de nouveaux corpus et de donner un éclairage autre sur ceux que l&#8217;on considère comme les moins-que-rien des dernières avant-gardes post-surréalistes francophones.</p>
<p><strong>Repères bibliographiques </strong></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em>Établis à partir des notices de  WorldCat,  de la BAnQ, et d&#8217;ouvrages rares consultés à la BNF (certains consultables sous surveillance !)</em></span></p>
<ul>
<li><em>Cahier pour un paysage à inventer</em>, revue, 1960.</li>
<li><em>One+One Cinemarx et Rolling Stones</em>. Montréal : Les Herbes rouges, 1971.</li>
<li><em>Gilles Groulx, le Lynx inquiet</em>. Patrick Straram; Jean-Marc Piotte. Montréal : Cinémathèque québécoise/Editions québécoises, 1971.</li>
<li><em>En train d&#8217;être en train vers où être, Québec &#8230; : graffito folk-rock de Patrick Straram, le bison ravi</em>, Patrick Straram. Montréal : L&#8217;Obscène nyctalope, 1971. (NB : texte également repris dans l&#8217;ouvrage suivant)</li>
<li><em>irish coffees au no name bar &amp; vin rouge valley of the moon. </em>Montréal : L&#8217;Hexagone/L&#8217;Obscène nyctalope, 1972.</li>
<li><em>Questionnement socra-cri-tique</em>. Montréal : L&#8217;Aurore, ©1974. (Coll. &laquo;&nbsp;Ecrire&nbsp;&raquo;, 2).</li>
<li><em>Littérature et politique</em>. Patrick Straram; André Belleau; et al. Longueuil : Stratégie, 1974.</li>
<li><em>La Faim de l&#8217;énigme</em>. Kamouraska : Éditions de l&#8217;Aboiteau, 1975.</li>
<li>Bribes 1. Pré-textes et lectures. Montréal : L&#8217;Aurore, 1975. (Coll. &laquo;&nbsp;Ecrire&nbsp;&raquo;, 11)</li>
<li><em>Bribes 2. Le bison ravi fend la bise</em>. [Montréal] : L&#8217;Aurore, 1976. (Coll. &laquo;&nbsp;Ecrire&nbsp;&raquo;)</li>
<li><em>Blues clair ; Quatre quatuors en trains qu&#8217;amour advienne</em>.  Patrick Straram; Francine Simonin. Saint-Laurent, Québec : Éditions du Noroît, 1984.</li>
<li><em>Les bouteilles se couchent</em>, éditions Allia, Paris, 2006 (Texte retrouvé aux Archives nationales du Québec et édité par B. Donné et J-M. Apostolidès, suivi d&#8217;une notice fort éclairante de ces derniers).</li>
<li><em>La Veuve blanche et noire un peu détournée</em>, éditions Sens &amp; Tonka, 2006 (Texte édité et préfacé par B. Donné et J-M. Apostolidès et suivi d&#8217;un ensemble métagraphique et biographique de l&#8217;auteur)</li>
<li><em>Lettre à Guy Debord </em>(1960), éditions Sens &amp; Tonka, 2006</li>
</ul>
<p><strong>Articles parus en revues</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;P.S. Post-Scriptum harmonial&nbsp;&raquo;, in <em>Le Tremplin</em>, n°63, novembre 1953, p.4</li>
<li>&laquo;&nbsp;L&#8217;air de nager&nbsp;&raquo; (1960, dans <em>Cahier pour un paysage à inventer</em>, 1, Montréal)</li>
<li>&laquo;&nbsp;Tea for One&nbsp;&raquo;, in <em>É</em><em>crits du Canada Français</em>, 1960.</li>
</ul>
<p><strong>Collaborations</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Tea for one 2 hypojazz ; Electronic music for mind and body&nbsp;&raquo;. Patrick Straram, in <em>Musiques du Kébèk</em>, dir. Raoul Duguay, Montréal, Éditions du Jour, 1971</li>
</ul>
<p><strong>Divers</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;To a strange night of stone&nbsp;&raquo;, postface à <em>Pornographic Delicatessen</em>, de Denis Vanier, 1968, Éditions de l&#8217;Estérel.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Wolf House &amp; Cabaret de la dernière chance, François de la Panam&nbsp;&raquo;, postface à <em>Le talon de fer </em>de Jack London, 1972, éditions L&#8217;Étincelle.</li>
<li>&laquo;&nbsp;De la nécessité d&#8217;une effraction poétique intense à l&#8217;intérieur d&#8217;une société de répression dont l&#8217;objectif révolutionnaire est récupéré par toutes sortes de libéraux, agents les pires de tous les fascismes à venir&nbsp;&raquo;, préface à <em>La maladie est en eux, ce sont des chiens</em> de Denis Vanier, 1972, éditions Parti Pris.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Métis et fleur bleue&nbsp;&raquo;, pour <em>Les grands spectacles</em> de Lucien Francœur, 1974, L&#8217;Obscène nyctalope.</li>
</ul>
<p><strong>Ouvrages critiques consacrés à Patrick Straram</strong></p>
<ul>
<li><em>L&#8217;arpenteur de la ville: L&#8217;utopie urbaine situationniste et Patrick Straram</em>, Marc Vachon, 2005, Éditions Tryptique.</li>
</ul>
<p><strong>Webographie</strong></p>
<p><a href="http://www.revue-analyses.org/index.php?id=630">http://www.revue-analyses.org/index.php?id=630</a></p>
<p><a href="http://remue.net/spip.php?article1659">http://remue.net/spip.php?article1659</a></p>
<p><a href="http://www.ababord.org/spip.php?article95">http://www.ababord.org/spip.php?article95</a></p>
<p><a href="http://www.archipel.uqam.ca/2516/1/M11033.pdf">http://www.archipel.uqam.ca/2516/1/M11033.pdf</a> (Mémoire de Maîtrise de Xavier Martel, enseignant à l&#8217;UQAM)</p>
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		<title>Adrien Arcand, Führer canadien</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2010 14:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/05/28/adrien-arcand-fuhrer-canadien/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/adrienarcandunfuhrer2010-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="adrienarcandunfuhrer2010" /></a>Voilà un sujet passionnant, le livre vient de sortir le 1er avril 2010 chez l&#8217;éditeur québécois Lux (par ailleurs éditeur canadien francophone de trois traductions des textes d&#8217; Howard Zinn : La mentalité américaine, Une histoire populaire des États-Unis, Le XXe siècle américain). Adrien Arcand, führer canadien, Jean-François Nadeau. ISBN : 978-2-89596-100-0. 408 pages. Prix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un sujet passionnant, le livre vient de sortir le 1er avril 2010 chez l&#8217;éditeur québécois Lux (par ailleurs éditeur canadien francophone de trois traductions des textes d&#8217; Howard Zinn : <em>La mentalité américaine</em>, <em>Une histoire populaire des États-Unis</em>, <em>Le XX<sup>e</sup> siècle américain</em>).</p>
<p><em>Adrien Arcand, führer canadien</em>, Jean-François Nadeau. ISBN : 978-2-89596-100-0. 408 pages. Prix : 29,95 $ (CA)</p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/adrienarcandunfuhrer2010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1628" title="adrienarcandunfuhrer2010" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/adrienarcandunfuhrer2010.jpg" alt="" width="300" height="461" /></a></p>
<p>L&#8217;auteur s&#8217;est exprimé sur son ouvrage et l&#8217;histoire du nazisme québécois (entrevue en 6 parties chez son éditeur). Jean-François Nadeau est universitaire (histoire, science politique) et directeur des pages culturelles du quotidien <em>Le Devoir</em>.</p>
<p><p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=R51ZamBVOGc">http://www.youtube.com/watch?v=R51ZamBVOGc</a></p></p>
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		<title>Bazooka exp(L)ose à Estienne</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 22:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/05/25/bazooka-explose-a-estienne/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/2010-Bazooka-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Bazooka explose" /></a>Ayant croisé quelques membres du collectif de graphistes Bazooka à la Nuit de l&#8217;Estampe (de mémoire, Olivia Clavel et Lulu Larsen) qui a lieu place Saint-Sulpice aujourd&#8217;hui, je profite de l&#8217;occasion pour relayer leur exposition à l&#8217;École Estienne (École supérieure des arts et industries graphiques). Rendez-vous ce jeudi 3 juin à 18h30 pour renouer avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant croisé quelques membres du collectif de graphistes <a href="http://www.unregardmoderne.com/">Bazooka</a> à la Nuit de l&#8217;Estampe (de mémoire, Olivia Clavel et Lulu Larsen) qui a lieu place Saint-Sulpice aujourd&#8217;hui, je profite de l&#8217;occasion pour relayer leur exposition à l&#8217;École Estienne (École supérieure des arts et industries graphiques). Rendez-vous ce jeudi 3 juin à 18h30 pour renouer avec l&#8217;esprit graphique fouteur de merde !</p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/2010-Bazooka.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1591" title="Bazooka explose" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/2010-Bazooka.jpg" alt="" width="394" height="277" /></a></p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/2010_-_bazooka_verso.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1592" title="Bazooka invit. verso 02" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/2010_-_bazooka_verso.jpg" alt="" width="505" height="317" /></a></p>
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		<title>Lire à Bamako : &#171;&#160;La Source&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l’entreprise d’un libraire de Bamako (Mali), Konaté Broulaye, qui, accompagné d’une association d’informaticiens, propose une « station service » numérique à ses clients : &laquo;&nbsp;La Source&nbsp;&raquo;. Pour ce faire, une borne très simplifiée contient un ordinateur sous système Linux (ici, <a href="http://www.ubuntu-fr.org/">Ubuntu</a> : l’origine bantoue de ce mot désignant l’être comme existant par rapport à ce que sont les autres) et un port USB pour charger ses documents, ses logiciels libres. Bref, en Afrique, on fait avec ce qu’on a et ça marche plutôt bien !</p>
<p><p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qtOyf5_gh4Y">http://www.youtube.com/watch?v=qtOyf5_gh4Y</a></p></p>
<p>En principe, il ne s’agit, comme le montre cet extrait, que de proposer des contenus libres de droits : livres du domaine public, logiciels libres, Wikipédia… Mais relativisons : où parfois l&#8217;espoir fait défaut, la croyance religieuse l&#8217;emporte et c&#8217;est le Coran qui est le livre plus demandé.</p>
<p>(Cet article est une reprise partielle d&#8217;un <a href="http://bbf.enssib.fr/blog/2009/03/lectures-en-mode-binaire">billet</a> du défunt blog du <em>Bulletin des bibliothèques de France</em>).</p>
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		<title>Astral Weeks vu par Lester Bangs</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 23:17:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/02/24/astral-weeks-vu-par-lester-bangs/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/10946535-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Astral Weeks, 1968" /></a>Lester Bangs (1948-1982), initiateur de la mouvance critique du « journalisme Gonzo », fut saisi, dans ses moments d’égarements et d’excès en tout genre qui laissent augurer sa mort si précoce, et dit ne jamais s’être remis d’Astral Weeks ; partant, il le considérait comme le disque ayant eu le plus d’importance dans sa courte vie. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/10946535.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1508" title="Astral Weeks, 1968" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/10946535.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p>Lester Bangs (1948-1982), initiateur de la mouvance critique du « journalisme Gonzo », fut saisi, dans ses moments d’égarements et d’excès en tout genre qui laissent augurer sa mort si précoce, et dit ne jamais s’être remis d’<em>Astral Weeks </em>; partant, il le considérait comme le disque ayant eu le plus d’importance dans sa courte vie. Dans ce passage, extrait de <em>Stranded</em> (1979) – dernière période de sa vie – Lester Bangs affronte la question de la signification et de l’impact d’une poétique mystique qui marquent cet opus visionnaire de Van Morrison. Au piège de sa propre tentative d’élucidation, probablement.</p>
<p>Au final, peu importe de saisir le signifié : la tension entre illusion réaliste (Sainte-Beuve est toujours dans l’impasse ici) et une thématique prégnante dans l’œuvre de Morrison dans sa totalité, celle d’une esthétique de la <em>vision<a href="#_ftn1">[1]</a></em> illumine ce disque. Inutile d’appliquer ici quelconque théorie sémiotique, l’effet surnaturel balayant tout d’un revers.</p>
<p>Une occasion de redécouvrir cet opus à la fois puissant et lénifiant, dominé par une ambiance acoustique (a-t-on jamais entendu un disque folk/rock sonner de manière aussi sublime par une orchestration traditionnelle ?) où la contrebasse mène le bal mystique. On soulignera que deux des musiciens présents sont rodés au jazz (Jay Berliner et Connie Kay), apportant la virtuosité remarquable mais jamais vaniteuse aux variations libres d’<em>Astral Weeks</em>. Fait étonnant, <em>Astral Weeks</em>, sorti en novembre 1968, n’a pas suscité de soudain engouement et ses ventes sont toujours restées modestes.  Et ce n’est certainement pas ce qui nous retiendra de l’écouter…</p>
<p>On retrouvera l&#8217;article original à cette <a href="http://www.maths.dundee.ac.uk/~sanderso/music/astralrev.html">adresse</a>. L&#8217;album est <a href="http://open.spotify.com/album/3gHpxykMceAeKv8vVJosnG">écoutable en streaming sur Spotify</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Lester Bangs</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Astral Weeks</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: x-small;">(Traduction de Jean-Paul Mourlon, in </span></strong><em><strong><span style="font-size: x-small;">Pyschotic Reactions  &amp; autres carburateurs flingués</span></strong></em><strong><span style="font-size: x-small;">, © 2005 Tristram)</span></strong></p>
<p>Vous vous demandez probablement quand je vais me mettre à vous parler d’<em>Astral Weeks</em>. À dire vrai, il y a beaucoup de choses dedans dont je ne souhaite pas vous parler du tout. À la fois parce que, que vous l’ayez entendu ou non, il ne serait pas juste que je vous impose mon interprétation d’une imagerie à la subjectivité aussi lapidaire, et parce que, dans bien des cas, je ne sais pas de quoi Morrison parle. Lui non plus, d’ailleurs : « Je ne suis pas surpris que les gens tirent des significations différentes de mes chansons, a-t-il dit à un interviewer de <em>Rolling Stone</em>. Mais je ne veux pas donner l’impression que je sais ce que tout ça veut dire, parce que ce n’est pas le cas… Il y a des moments où je suis perplexe. J’examine certains trucs qui viennent, voyez. Et par exemple il y a ça et ça a l’air d’aller, mais je ne suis pas sûr de ce que cela signifie. »</p>
<p><em>There you go</em></p>
<p><em>Starin’ with a look of avarice</em></p>
<p><em>Talkin’ to Huddie Ledbetter</em></p>
<p><em>Showin’ pictures on the walls</em></p>
<p><em>And whisperin’ in the halls</em></p>
<p><em>And pointin’ a finger at me.</em></p>
<p>Je n’ai pas la moindre idée de ce que ça « veut dire », bien qu’à un certain niveau  j’aimerais aborder ce texte d’une manière aussi indirecte  et aussi évocatrice que les paroles elles-mêmes. De toute façon, vous courez aux ennuis dès que vous vous asseyez pour expliquer exactement ce que <em>signifie</em> un document mystique, ce qu’est exactement <em>Astral Weeks</em>. Pour commencer, il signifie le jeu de basse de Richard Davies, qui accompagne les chansons et le chant tout du long avec un lyrisme qui n’est pas simple grand talent de musicien : il comporte quelque chose de plus  qu’inspiré, ému, on pénètre là dans le royaume du miraculeux. Tout l’ensemble, – la section de cordes de Larry Fallon, la guitare de Jay Berliner (il a joué sur le Black Saint and the Sinner Lady, de Mingus), la batterie  de Connie Kay – est de ce tonneau : eux et Van sonnent comme si non seulement ils lisaient mutuellement leurs pensées, mais que de surcroît ils y habitaient. Les faits sont peut-être différents. À l’époque, John Cale  faisait un album dans le studio voisin, et  raconte :  «  Morrison ne pouvait travailler avec personne, alors finalement ils l’ont enfermé tout seul dans le studio. Il a enregistré toutes les chansons avec une simple guitare sèche, et plus tard ils ont fait des overdubs sur tout le reste de la bande. »</p>
<p>Le récit de Cale peut être vrai ou non – mais de toute façon, les faits ne nous seront d’aucune utilité ici. Fait : Van Morrison avait vingt-deux ans – ou vingt trois – quand il a enregistré ce disque ; il y a des vies entières derrière. <em>Astral Weeks</em> ne parle pas de faits, mais de vérités. <em>Astral Weeks</em> pour autant qu’on puisse le définir, est un album qui parle de gens assommés par la vie, complètement écrasés, enfermés dans leur peau, leur âge et leur moi, paralysés par l’énormité de ce qu’ils peuvent comprendre en un instant visionnaire. C’est un don terrible et précieux, né d’une atroce vérité, parce que ce qu’ils voient est à la fois infiniment beau et horrifiant au possible : la capacité  humaine infinie de créer ou de détruire, selon le caprice. Ce n’est pas de la mystique orientale, ni une vision psychédélique ; encore moins une perception baudelairienne de la beauté du sordide ou du grotesque. Peut-être cela se réduit-il à la découverte momentanée du miracle de la vie, avec son concomitant inévitable, un aperçu vertigineux de la capacité à souffrir, et d’infliger cette souffrance.</p>
<hr size="1" />
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> [note de l'auteur du billet] À ce propos, le titre de l’album de 1982– année du décès de Bangs –, <em>Beautiful Vision</em>, est évocateur. Un excès de visions qui le mène à cette époque à se convertir à la scientologie, le livret exprimant une reconnaissance à l’endroit de Ron Hubbard, son fondateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
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