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	<title>Dispatch/Box &#187; Danse</title>
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	<description>“Non cogitant, ergo non sunt&#34; (Lichtenberg)</description>
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		<title>David Byrne, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ?</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 22:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/07/14/david-byrne-quest-ce-que-cest/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/stop-making-sense-1984-david-byrne-pic-2-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="David Byrne Stop Making Sense" /></a>David Byrne (Talking Heads) a réalisé une version stupéfiante du titre fameux Psycho Killer de l&#8217;album 77, dans le film documentaire Stop Making Sense, réalisé par Jonathan Demme et produit par Gary Goetzman (1984). Byrne arrive d&#8217;un pas nonchalant sur scène, un poste stéréo à la main, guitare folk autour du cou. Posant sa stéréo, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/stop-making-sense-1984-david-byrne-pic-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1720" title="David Byrne Stop Making Sense" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/stop-making-sense-1984-david-byrne-pic-2.jpg" alt="" width="500" height="282" /></a></p>
<p>David Byrne (Talking Heads) a réalisé une version stupéfiante du titre fameux <em>Psycho Killer </em>de l&#8217;album<em> 77</em>, dans le film documentaire<em> Stop Making Sense</em>, réalisé par Jonathan Demme et produit par Gary Goetzman (1984). Byrne arrive d&#8217;un pas nonchalant sur scène, un poste stéréo à la main, guitare folk autour du cou. Posant sa stéréo, il a annonce <em>&laquo;&nbsp;I got a tape I want to play&nbsp;&raquo;</em>. L&#8217;idée de la scène est de faire croire que la séquence rythmique programmée sur une boîte à rythmes Roland TR-808 (le terme de<em> Drum machine</em> est tellement plus approprié, à la réflexion) sort et explose de ce modeste ghetto blaster.</p>
<p>Peu importe, David Byrne syncope son riff de guitare acoustique funky sur un beat électronique, formule qui inspirera Radiohead au début des années 2000 (je pensais ici à une version live de <em>Everything in its right place</em>, où Thom Yorke posait un piano minimaliste et sa voix sur un rythme qui semble emprunté à la house music) et produit de fait une version superbement habitée de ce titre tout en franglais (<em>&laquo;&nbsp;Psycho Killer/Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est&nbsp;&raquo;</em>), smoking parfait et danse nerveuse de rigueur ! Pari risqué de jouer une version dépouillée de ce titre quand on connaît la version originale, dominée par cette basse pachydermique que joue Tina Weymouth (souvenez-vous, j&#8217;en avais parlé <a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/10/06/tina-weymouth-bass-psycho-killer/">ici</a>).</p>
<p><p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-pCZ5E5tn4I">http://www.youtube.com/watch?v=-pCZ5E5tn4I</a></p></p>
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		<title>L&#8217;Homme à tête de chou</title>
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		<comments>http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/11/28/lhomme-a-tete-de-chou/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 22:44:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
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		<category><![CDATA[Gainsbourg]]></category>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/11/28/lhomme-a-tete-de-chou/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/466091936-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="Homme à tête de chou" title="Homme à tête de chou" /></a>Ce 27 novembre 2009 avait lieu au Théâtre du Rond-Point la première de L&#8217;Homme à tête de chou, ballet illustrant la bande sonore du chef d&#8217;œuvre de Gainsbourg publié en 1976 et révisité pour l&#8217;occasion par le tout aussi regretté Alain Bashung. Petit préalable, ce billet ne prétend pas critiquer d&#8217;une quelconque hauteur, étant donné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-1317" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/11/28/lhomme-a-tete-de-chou/attachment/466091936/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1317" title="Homme à tête de chou" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/466091936.jpg" alt="Homme à tête de chou" width="360" height="270" /></a>Ce 27 novembre 2009 avait lieu au Théâtre du Rond-Point la première de <em>L&#8217;Homme à tête de chou</em>, ballet illustrant la bande sonore du chef d&#8217;œuvre de Gainsbourg publié en 1976 et révisité pour l&#8217;occasion par le tout aussi regretté Alain Bashung.</p>
<p>Petit préalable, ce billet ne prétend pas critiquer d&#8217;une quelconque hauteur, étant donné ma culture insuffisante en danse moderne. Je m&#8217;en tiendrai à l&#8217;observation d&#8217;une gestuelle scénique chorégraphiée par Jean-Claude Gallotta et synchronisée au livret de Gainsbourg : le spectacle ne contient en effet aucun passage parlé par les acteurs/danseurs.</p>
<p>La pièce s&#8217;ouvre sur le fauteuil de la shampouineuse fantasmée par Gainsbourg, Marilou. Bashung balance, sans surprise d&#8217;arrangement mais avec sobriété, l&#8217;ouverture, <em>L&#8217;Homme à tête de chou</em>, bien sûr. Quelques altérations du texte ici et là (les &laquo;&nbsp;sècheuzomintol&nbsp;&raquo; deviennent des &laquo;&nbsp;sèchomenthol&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;festival à Woodstock&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;festival de Woodstock&nbsp;&raquo;, et Levi&#8217;s est indifféremment prononcé &laquo;&nbsp;Lewis&nbsp;&raquo;&#8230;).<br />
La basse syncopée-pantelante-psychédélique semble <a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/02/02/herbie-tu-peux-jouer-le-debut-de-melody/">rescapée de l&#8217;époque Melody Nelson</a>, quoique plus en retrait mais tout aussi abyssale, les guitares saturées mènent cette danse où le stupre s&#8217;acoquine du vertige provoqué par la jeune shampouineuse sur l&#8217;&nbsp;&raquo;abominable bouc&nbsp;&raquo;. Thème gainsbourien par excellence, la Lolita de Nabokov, la &laquo;&nbsp;femme fatale&nbsp;&raquo; comme la chantaient Nico et le Velvet Underground (et Lou Reed, à qui le compositeur français – qui le cite dans cet opus –  emprunte une certaine forme de dédain musical et partage le sens du sarcasme).</p>
<p>La crudité, le <em>talkover</em>, échappent toujours ou presque à la vulgarité&#8230; Grâce une forme d&#8217;humour. Et l&#8217;on a justement l&#8217;impression que la part d&#8217;humour, parfois aux limites de la gauloiserie (comble pour un fumeur de Gitanes) <em>[..."Elle était entre deux macaques, Du genre festival à Woodstock/Semblait une guitare rock à deux jacks/L'un a son trou d'obus, l'autre a son trou de balle/ crack !/Hey Doc, qui moi? paranoïaque?"...]</em>, est absente de cette chorégraphie où le geste de Marilou, main portée à la braguette masculine d&#8217;un blue-jeans est un leitmotiv. Pourtant, l&#8217;énergie psychédélique de cette troupe en paires de Levi&#8217;s n&#8217;est pas sans déplaire. Mais, dirons-nous, <em>on s&#8217;en tient là</em>. Pourtant, au pays d&#8217;Alice, que de malice à faire déborder, exploser, bien au-delà de la parabole coïtale. Certes, rien ne laissait présager une révolution de la danse, nul d&#8217;ailleurs n&#8217;y aurait pu prétendre ; on n&#8217;est pas venu voir Pina Bausch ou Israël Galvan (pas plus d&#8217;ailleurs que la musique de Gainsbourg ne fut révolutionnaire : elle sublimait des genres et des thèmes anciens, mais n&#8217;inventait guère de formes nouvelles – à l&#8217;exception du &laquo;&nbsp;<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2008/10/22/jean-claude-vannier-compositeur-revele-les-secrets-de-histoire-de-melody-nelson/">concept album</a>&nbsp;&raquo; à la française).</p>
<p>Le spectacle est dynamique, la danse suit de très (trop?) près la pulsation rock psyché hypnotique, le moment le plus exaltant fut lorsque Bashung entama les <em>Variations sur Marilou</em> <em>["dans son regard absent et son iris absinthe/Tandis que Marilou s'amuse à faire des vol/Utes de sèches au menthol/Entre deux bulles de comic-strip/Tout en jouant avec le zip/De ses Levi's/Je lis le vice/Et je pense à Caroll Lewis."]</em>, la troupe du <a href="http://www.gallotta-danse.com/">CCN de Grenoble</a> se laissa aller à la lascivité.</p>
<p>Un spectacle réjouissant, mais sans surprises.</p>
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