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	<title>Dispatch/Box &#187; Bibliothèques</title>
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		<title>14 Ulica Próżna</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 16:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2011/09/04/14-ulica-prozna/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/DSC02399-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Ulica Próżna" /></a>Pour Monika Próchniewicz. Ce qui va suivre est un témoignage du &#171;&#160;Camarade&#160;&#187; Bernard Goldstein (1889-1959). Le Camarade Bernard prit part à l&#8217;insurrection du Ghetto de Varsovie, en tant que figure éminente du Bund (Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie). Le Bund était une organisation sociale-démocrate, juive antisioniste, opposée au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour <a href="http://retors.net/spip.php?auteur10">Monika Próchniewicz</a>.</em></p>
<p>Ce qui va suivre est un témoignage du &laquo;&nbsp;Camarade&nbsp;&raquo; Bernard Goldstein (1889-1959). Le Camarade Bernard prit part à l&#8217;insurrection du Ghetto de Varsovie, en tant que figure éminente du Bund (Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie). Le Bund était une organisation sociale-démocrate, juive antisioniste, opposée au bolchévisme. Elle prônait une culture juive diasporique, avec pour langue le yiddish (<em>yiddish daytsh</em>, forme de <em>Hochdeutsch</em> enrichi d&#8217;apports hébreux et slaves).  Comme son frère d&#8217;armes et ami Marek Edelman (1919-2009), autre figure majeure de l&#8217;insurrection du Ghetto de Varsovie et de la résistance à la barbarie nazie, de cachette en cachette, de cave en grenier, Bernard Goldstein parvint à s&#8217;échapper de l&#8217;extermination du Ghetto en 1943 pour survivre en zone aryenne. Il put par la suite prendre part à l&#8217;insurrection de Varsovie, en 1944.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/DSC02399.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2044" title="Ulica Próżna" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/DSC02399-1024x768.jpg" alt="" width="574" height="430" /></a></p>
<p>J&#8217;ai choisi de citer une extrait de cette lecture, comme faisant écho direct à la photographie de l&#8217;entrée du bâtiment du numéro 14 Ulica Próżna, au centre de Varsovie que j&#8217;ai réalisée le 16 août 2011.</p>
<p>Le texte a fait l&#8217;objet d&#8217;une première traduction par E. Dal, jugée trop littérale ; elle fut remaniée par Viviane Clerck Ayguesparse. Le titre original en yiddish est <em>Finf yor in Varshever Geto</em>, paru en 1947 à New York.</p>
<p>Vous pouvez consulter le texte librement sur le <a href="http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&amp;id_article=81">site internet des éditions Zones</a>.</p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Zygmunt Igla était un jeune bundiste membre du syndicat des employés de commerce de Varsovie. Pendant toute l’occupation il avait milité dans notre organisation de résistance. C’était un garçon de haute taille, large d’épaules, présentant l’aspect d’un pur Polonais. Il était d’un courage étonnant. La nuit comme le jour, il ne se séparait jamais de son revolver chargé.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">« Ils ne me prendront pas vivant », avait-il coutume d’affirmer.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Pendant le soulèvement du ghetto, Igla se battit vaillamment. Il réussit à s’évader et à gagner la forêt de Wyszkow. Il vint à Varsovie à plusieurs reprises pour chercher de l’argent et des instructions. Puis il s’installa rue Sliska. Au bout de peu de temps, il dut changer de résidence car des dénonciateurs l’avaient découvert. Il se rendit chez Jablonski, gardien de l’immeuble du n° 14 de la rue Prozna, un de nos hommes de confiance. Il nous avait procuré des logements et, en cas d’urgence, il cachait des amis chez lui pour la durée d’une nuit. Son domicile était l’un des points de rencontre de notre organisation de résistance. Il nous avait aussi beaucoup aidés à trouver des armes pour le soulèvement. Marysia Feinmesser assurait la liaison entre lui et nous.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Deux jours après qu’Igla se fut réfugié chez Jablonski, des gendarmes assiégèrent l’immeuble. Outre Igla, un camarade et une camarade de l’association Hashomer s’y terraient. Tous trois se barricadèrent et ouvrirent le feu sur les assaillants. La bataille dura plusieurs heures. Les gendarmes durent demander des renforts qui arrivèrent en auto blindée. Les soldats, appuyés par des mitrailleuses attaquèrent à coups de grenades. Nos trois héros résistèrent aussi longtemps qu’ils le purent. Ils périrent courageusement faute de munitions, non sans avoir blessé de nombreux Allemands.</cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat"> </cite></p>
<p><cite title="Bernard Goldstein, Ultime Combat">Au moment du combat, Jablonski ne se trouvait pas chez lui ; mais il fut arrêté un peu plus tard. On le tortura, il ne parla pas. Il connaissait pourtant de nombreuses adresses de Juifs fugitifs.</cite></p>
<p>GOLDSTEIN, Bernard, <em>L&#8217;Ultime Combat : nos années au ghetto de Varsovie</em>, Zones. Paris, 2008, p.204-05.</p>
<p>© Pour la traduction : Éditions La Découverte, 2007. Zones est un label des Éditions La Découverte.</p>
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		<title>Almanach illustré de la révolution (1904)</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 15:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/11/09/almanach-illustre-de-la-revolution-1904/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/revolution-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Almanach de la Révolution 1904" /></a>La couverture est illustrée par Georges Willaume. Remerciements à Franck Veyron de la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine). &#160; Voici la notice complète de l&#8217;ouvrage sur le Cgécaf (Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones) : Almanach illustré de la révolution pour 1904 / ill. couv. G. Willaume. — Paris : Delesalle, 1903. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La couverture est illustrée par Georges Willaume.</p>
<p><em>Remerciements à Franck Veyron de la <a href="http://bdic.fr/">BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine)</a></em><em>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/revolution.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1837" title="Almanach de la Révolution 1904" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/revolution-721x1024.jpg" alt="" width="505" height="717" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Voici la notice complète de l&#8217;ouvrage sur le <a href="http://cgecaf.com">Cgécaf </a>(Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones) :</p>
<p>Almanach illustré de la révolution pour 1904  / ill. couv. G. Willaume. — Paris : Delesalle, 1903. — 62 p. : ill.</p>
<p>Almanach illustré de la révolution pour… (éd. Paul Delesalle…) : Cgécaf 0115a</p>
<p>Delesalle (éd., 1900-1901)/La Publication sociale (1907-1932) : Cgécaf 0115</p>
<p>Chaponnet, impr. G. (Paris)</p>
<p>Textes : Bourchet, René Chaughi, Lucien Descaves, Paul Delesalle, André Girard, Jean Grave, Pierre Kropotkine, Henri Leyret, Louis Niel, Élisée Reclus, Frédéric Stackelberg. Dessins et gravures : Berger, Couturier, Jules Hénault, Hermann-Paul, Abel Lafleur, Lebasque, Maximilien Luce, Valéry Muller, Roubille, etc. — En vente aux bureaux des Temps nouveaux. Impr. G. Chaponnet (Paris).</p>
<p>(Localisation : <a href="http://www.cira.ch/">Centre international de recherches sur l&#8217;anarchisme -- CIRA</a>, Lausanne).</p>
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		<title>Jaime Semprun (1947-2010)</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 08:10:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/08/13/jaime-semprun-1947-2010/"><img align="right" hspace="5" width="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782910386306.jpeg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Discours liminaire Encyclopédie des nuisances" /></a>Mais quelques livres existent qui permettent d&#8217;apercevoir, comme en moins grand nombre certaines rencontres, un monde plus abouti que l&#8217;infecte décomposition présente. Jaime Semprun s&#8217;est éteint le 3 août 2010, dans la discrétion qui caractérisait sa vie. Fils de l&#8217;écrivain Jorge Semprun, il fut l&#8217;un des derniers collaborateurs de Guy Debord, participa au catalogue Champ [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><em>Mais quelques livres existent qui permettent d&#8217;apercevoir, comme en moins grand nombre certaines rencontres, un monde plus abouti que l&#8217;infecte décomposition présente.</em></p></blockquote>
<p><em><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782910386306.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1758" title="Discours liminaire Encyclopédie des nuisances" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/9782910386306.jpeg" alt="" width="400" height="557" /></a><br />
</em></p>
<p>Jaime Semprun s&#8217;est éteint le 3 août 2010, dans la discrétion qui caractérisait sa vie. Fils de l&#8217;écrivain Jorge Semprun, il fut l&#8217;un des derniers collaborateurs de Guy Debord, participa au catalogue Champ Libre en y publiant deux essais<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Il fonda en 1984 (cf. le <em>Discours préliminaire</em>) la revue L&#8217;Encyclopédie des nuisances (15 fascicules publiés de 1984 à 1992, que l&#8217;on doit pouvoir encore se procurer à la librairie de Jacques Noël, Un Regard Moderne, rue Gît-le-Cœur à Paris), qui devait étendre son activité quelques années plus tard à l&#8217;édition et au commerce de livres.</p>
<p>L&#8217;Encyclopédie des nuisances (&laquo;&nbsp;EdN&nbsp;&raquo; pour les connaisseurs) s&#8217;est notamment associée de façon épisodique aux éditions Ivréa (qui reprennent le fonds Gérard Lebovici et Champ Libre) pour proposer des essais inédits de George Orwell (traduits par Semprun lui-même) dans une traduction de grande qualité dont une version anthologique en format poche à faire pâlir de honte Gallimard <a href="#_ftn2">[2]</a> et dans un objet dont Jean-Luc Porquet, dans son hommage à Jaime Semprun (<em>Le Canard Enchaîné</em>, 11 août 2010) dresse l&#8217;éloge : <em>&laquo;&nbsp;Texte au cordeau, maquette impeccable, couverture d&#8217;une parfaite sobriété le tout imprimé dans l&#8217;une des dernières imprimeries en France utilisant encore linotype et caractères en plomb. </em>[Il s'agit des presses typographiques de L'Haÿ-les-Roses, NdR – dont on peut alléguer que les éditions soient en partie sociétaires]<em> De la belle ouvrage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Le projet éditorial de ce qu&#8217;Annie Le Brun appelait, non sans sarcasme, &laquo;&nbsp;la petite coterie de Jaime Semprun&nbsp;&raquo; est intransigeant ; il faut rappeler que le catalogue des livres est introduit par une définition de la lecture, et de ce que sont et ne sont pas des livres. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est en son sein que se développa la critique la plus virulente d&#8217;un monde des livres <em>cybernétisé</em>, sous la plume acerbe de Jean-Marc Mandosio, avec la publication d&#8217;un brûlot contre la TGB, future BNF.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>La Guerre sociale au </em><em>Portugal</em>, Champ Libre, Paris, 1975.</p>
<p><em>Précis de récupération, illustré de nombreux exemples tirés de l&#8217;histoire récente</em>, Champ Libre, 1976.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Dont une version anthologique en format poche à faire pâlir de honte Gallimard : <em>Dans le ventre de la Baleine et autres essais (1931-1943) </em>et<em> Tels étaient nos plaisirs et autres essais (1944-1949) </em>parus en 2005.</p>
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		<title>Rintala et Eggertsson – The Ark</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 20:32:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/07/13/rintala-et-eggertsson-%e2%80%93-the-ark/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/ark1-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="ark1" /></a>Les architectes scandinaves Sami Rintala et Dagur Eggertsson exposent au Victoria &#38; Albert Museum de Londres une installation qui tient autant du château de cartes ou de la pyramide d&#8217;allumettes que de la bibliothèque de Babel. &#171;&#160;The Ark&#160;&#187; est une étagère géante entièrement constituée de pin, que l&#8217;ont visite par un escalier central. À chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les architectes scandinaves <a href="http://www.rintalaeggertsson.com">Sami Rintala et Dagur Eggertsson</a> exposent au <a href="http://www.vam.ac.uk/">Victoria &amp; Albert Museum</a> de Londres une installation qui tient autant du château de cartes ou de la pyramide d&#8217;allumettes que de la bibliothèque de Babel.</p>
<p>&laquo;&nbsp;The Ark&nbsp;&raquo; est une étagère géante entièrement constituée de pin, que l&#8217;ont visite par un escalier central. À chaque palier (je ne les ai pas comptés), on peut s&#8217;asseoir sur un banc recouvert d&#8217;une sorte de moumoute, et éventuellement, lire. Attention, cette structure est fragile, aussi ne peut-on y accéder simultanément que par groupes de quatre personnes. J&#8217;allais oublier : la structure n&#8217;est garnie que d&#8217;ouvrages de poche (<em>paperbacks</em>).</p>
<p>L&#8217;intention, semble-t-il, est de canaliser dans un espace aussi confiné (la thématique est &laquo;&nbsp;Build small spaces&nbsp;&raquo;) les dimensions méditative et auto-réflexive dans le rapport intime à l&#8217;étude et au savoir, notamment en les resituant dans un cadre circonscrit et qui rappelle la lecture dans des lieux de détente (le fauteuil, mais aussi le lit ou encore les cabinets d&#8217;aisance comme Henry Miller s&#8217;est plu à en décrire les us, quant à moi j&#8217;ai même songé à une bibliothèque de navire&#8230; songeant à Stevenson ou aux facétieux pirates de Gideon Defoe !).</p>
<p>D&#8217;autres clichés plus représentatif de &laquo;&nbsp;l&#8217;esprit du lieu&nbsp;&raquo; et une présentation, en anglais sont disponibles sur le site <a href="http://www.designboom.com/weblog/cat/9/view/10644/rintala-eggertsson-architects-ark-tower.html">DesignBoom</a>. Une vidéo est consultable à cette <a href="http://vodpod.com/watch/3955024-rintala-eggertsson-ark-tour-of-the-book-tower">adresse</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/ark1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1705" title="ark1" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/ark1.jpg" alt="" width="560" height="420" /></a></p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Ark21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1710" title="Ark2" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Ark21.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
<p><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Ark3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1711" title="Ark3" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Ark3.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
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		<title>Patrick Straram, index/indices</title>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 23:42:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/05/29/patrick-straram-indexindices/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Patrick_Straram-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Patrick_Straram" /></a>Patrick Straram (Paris, 12 janvier 1934 – 3 mars 1988) est un écrivain québécois d&#8217;origine française qui a participé à l&#8217;aventure de l&#8217;internationale lettriste de 1950 à 1953. On lui doit, passée cette courte période – mise en lumière à partir de documents inédits en 2006 dans une perspective de dépassement du &#171;&#160;debordocentrisme&#160;&#187; de l&#8217;internationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Straram (Paris, 12 janvier 1934 – 3 mars 1988) est un écrivain québécois d&#8217;origine française qui a participé à l&#8217;aventure de l&#8217;internationale lettriste de 1950 à 1953. On lui doit, passée cette courte période – mise en lumière à partir de documents inédits en 2006 dans une perspective de dépassement du &laquo;&nbsp;debordocentrisme&nbsp;&raquo; de l&#8217;internationale lettriste et a fortiori de l&#8217;internationale situationniste –, des ouvrages consacrés à la littérature (le théâtre surtout et des poèmes consubstantiels à la musique qu&#8217;il affectionnait. Il emprunta, dans la dernière partie de sa vie (l&#8217;époque &laquo;&nbsp;hippie&nbsp;&raquo; québécoise de Straram, pour raccourcir) à Boris Vian, autre grand amateur de jazz, le pseudonyme de Bison Ravi (anagramme de &laquo;&nbsp;Boris Vian&nbsp;&raquo;). Il proclame à ce sujet <em>&laquo;&nbsp;Mon nom n&#8217;est pas Patrick Straram, mon nom c&#8217;est Patrick Straram le Bison Ravi&nbsp;&raquo;</em>.  Il est par ailleurs le petit-fils du musicien Walter Straram (anagramme de Marie Émile Félix Walter Marrast, un des grands noms de la musique dans l&#8217;entre-deux guerres) et le fils d&#8217;Enrich Straram, directeur du Théâtre des Champs-Élysées. En ce sens, il constitue le chaînon idéal et manquant entre un Debord dont l&#8217;intérêt pour la musique moderne semblait limité ( amateur de musique baroque et de musette, on sait qu&#8217;il admirait quelques grands disques de jazz, comme en témoigne l&#8217;utilisation d&#8217;un titre d&#8217; Art Blakey and The Messengers –<em> Whisper Not</em> (1958) – dans <em>In girum imus nocte et consumimur igni&#8230; </em></p>
<p>Au-delà de cela, le directeur d&#8217;<em>internationale situationniste</em> a persisté d&#8217;ignorer les convulsions du rock et de la <em>folk music</em> – fait relevé avec pertinence par Toulouse-La-Rose dans son petit opuscule <em>Pour en finir avec Guy Debord</em> –, tout comme il ignora l&#8217;histoire moderne renouvelée par l&#8217;École des Annales ) et un Vian chroniqueur fou et trompettiste blafard, hanté par la passion des thriller à l&#8217;américaine&#8230;</p>
<p>D&#8217;ailleurs, c&#8217;est en 1979 que Straram consacrera  pas moins de cinq émissions radio à Boris Vian. Straram, c&#8217;est le pendant inacceptable de Debord – quoique ce dernier le désignât comme l&#8217;auteur de la &laquo;&nbsp;première déclaration situationniste exprimée&nbsp;&raquo; –, il est voyageur, il aime le rock anglo-américain, il a sali ses mains pour des salaires et – Ô misère ! – il s&#8217;éprenait de Resnais, de Queneau, de Deleuze et tant d&#8217;autres bourgeois&#8230; parmi lesquels l&#8217;un est encore plus intolérable que les autres : &laquo;&nbsp;le plus con des Suisses pro-chinois&nbsp;&raquo;, Jean-Luc Godard.</p>
<div id="attachment_1636" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Patrick_Straram.jpg"><img class="size-full wp-image-1636" title="Patrick_Straram" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Patrick_Straram.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Patrick Straram, photographie de 2e de couverture de &quot;irish coffee au no name bar &amp; vin rouge valley of the moon&quot; © Louise Rémillard et André Tremblay</p></div>
<p>Straram aimait passionnément les disques (on lui vola sa conséquente collection au début des années 1980 ainsi que son matériel audio, un coup fatal alors qu&#8217;il est obligé de se réfugier chez une amie à Longueuil, Francine, à l&#8217;endroit de Montréal dit &laquo;&nbsp;Rive Sud&nbsp;&raquo; et quartier populaire de HLM). Nombre de ses poèmes sont autant d&#8217;envolées lyriques (il aime par ailleurs les litanies dans ce style cher à Malcolm Lowry, dont il admire <em>Au-dessous du volcan</em>) consacrés au groupe de l&#8217;Ontario The Band (il voue un culte sans limites au titre <em>The Weight</em> et à l&#8217;album <em>The Big Pink</em>– qui apparaît dans la bande originale de <em>Easy Rider</em> de Dennis Hopper qui s&#8217;est éteint aujourd&#8217;hui 29 mai 2010), mais aussi au Grateful Dead de Jerry Garcia, aux Rolling Stones, à Dylan&#8230; Straram ainsi, dans une idiosyncrasie teintée d&#8217;éthylisme, est le plus aventurier et moderne de ses (ex-) compagnons de dérive volontiers plus ancrés du côté de la Renaissance et de la belle langue que dans la transfiguration folk de San Francisco. Pourtant, il représente un trait d&#8217;union entre les avant-gardes et la contre-culture, et tant va le tricard à l&#8217;art spectaculaire qu&#8217;à la fin on l&#8217;oublie.</p>
<p>Pour exprimer son déracinement inévitable et l&#8217;importance de son émigration, il empruntait à Brecht la citation suivante : <em>&laquo;&nbsp;La meilleure école pour la dialectique, c&#8217;est l&#8217;émigration. Les dialecticiens les plus pénétrants sont exilés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Il est vrai qu&#8217;en France, nous (disons, le large public sensible à TOUS les participants aux avant-gardes) connaissons Straram que depuis la réédition de ses textes sous l&#8217;impulsion roborative d&#8217;un tandem d&#8217;universitaires, Boris Donné et Jean-Marie Apostolidès, à travers trois textes : <em>Les Bouteilles se couchent</em> (Allia, 2006), <em>La veuve blanche un peu détournée</em> (Sens &amp; Tonka, 2006), <em>Lettre à Guy Debord</em> (Sens &amp; Tonka, 2006).</p>
<p>Aussi un répèrage bibliographique, que l&#8217;on complétera pour avec l&#8217;excellent <a href="http://www.banq.qc.ca/documents/activites/publication/Patrick-Straram.pdf">inventaire</a> du fonds Straram dressé en 2003 par Hélène Blain pour la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Montréal), donnera un autre éclairage qu&#8217;un portrait de Straram en ami dériveur de Debord, de façon à présenter ce probable renégat, par sa sensibilité au mouvement hippie, aux manifestations que les orthodoxes de l&#8217;IS auraient jugées comme de méprisables manifestations spectaculaires. Pourtant, de nombreuses similitudes avec le jeune Debord sont frappantes, ainsi l&#8217;admiration portée à Sartre (Debord a plutôt dissimulé cela, mais Boris Donné a démontré habilement comment Sartre est référent chez lui), notamment à travers une fascination pour le roman <em>L&#8217;Âge d&#8217;homme</em> (1945) et la portée du genre autobiographique, ainsi qu&#8217;une poétique des lieux et surtout de la ville stimulée par l&#8217;absorption de quantités d&#8217;alcools inconcevables.</p>
<p>Enfin, l&#8217;itinéraire de Patrick Straram relate l&#8217;expérience d&#8217;un français déraciné, ayant jeté les amarres au Québec après quelques années en temps qu&#8217;employé forestier dans la région de Vancouver. Straram, arrivant avec le désir jamais émoussé d&#8217;une subjectivité radicale, constate le degré d&#8217;immission du capitalisme dans la vie et la culture québécoises. A son arrivée, il constatera d&#8217;ailleurs que Radio-Canada joue un rôle similaire à celui de la moribonde ORTF en France à la même époque.</p>
<p>Straram fut attiré par l&#8217;exil comme telle masse liquide par l&#8217;attraction des astres ; en témoignent ces quelques lignes :</p>
<blockquote><p>«L&#8217;obligation de m&#8217;arracher au Québec, de m&#8217;exiler encore une fois, puisque tous les journaux, les postes de radio, la télévision, l&#8217;enseignement m&#8217;y étaient interdits, le mal dégueulasse que cela fait, il n&#8217;est pas prêt de cesser, la plaie n&#8217;est paa prête de se cicatriser, chaque jour ailleurs qu&#8217;au Québec la rouvre, ça vous fouille jusqu&#8217;à l&#8217;os, il y a de brusques arrêts du coeur, de longs temps de nostalgie, de prostration, qui font vomir&#8230;»</p></blockquote>
<p>La thématique du déracinement et l&#8217;expérience américaine sont séminales dans les écrits de Straram. Après avoir vécu en Californie et au Canada, impossible pour lui d&#8217;envisager à nouveau la France. D&#8217;ailleurs, il ne peut plus y pénétrer, puisqu&#8217;il est déserteur. Il éprouve même une sympathie marquée pour le nationalisme québécois et la présence la langue française.</p>
<p>Si la bibliographie de Patrick Straram tient dans un mouchoir de poche, gageons qu&#8217;un certain nombre des archives qu&#8217;il a léguées à la Bibliothèque nationale et archives du Québec (alors que la maladie lui rongeait les poumons) permettront l&#8217;établissement de nouveaux corpus et de donner un éclairage autre sur ceux que l&#8217;on considère comme les moins-que-rien des dernières avant-gardes post-surréalistes francophones.</p>
<p><strong>Repères bibliographiques </strong></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em>Établis à partir des notices de  WorldCat,  de la BAnQ, et d&#8217;ouvrages rares consultés à la BNF (certains consultables sous surveillance !)</em></span></p>
<ul>
<li><em>Cahier pour un paysage à inventer</em>, revue, 1960.</li>
<li><em>One+One Cinemarx et Rolling Stones</em>. Montréal : Les Herbes rouges, 1971.</li>
<li><em>Gilles Groulx, le Lynx inquiet</em>. Patrick Straram; Jean-Marc Piotte. Montréal : Cinémathèque québécoise/Editions québécoises, 1971.</li>
<li><em>En train d&#8217;être en train vers où être, Québec &#8230; : graffito folk-rock de Patrick Straram, le bison ravi</em>, Patrick Straram. Montréal : L&#8217;Obscène nyctalope, 1971. (NB : texte également repris dans l&#8217;ouvrage suivant)</li>
<li><em>irish coffees au no name bar &amp; vin rouge valley of the moon. </em>Montréal : L&#8217;Hexagone/L&#8217;Obscène nyctalope, 1972.</li>
<li><em>Questionnement socra-cri-tique</em>. Montréal : L&#8217;Aurore, ©1974. (Coll. &laquo;&nbsp;Ecrire&nbsp;&raquo;, 2).</li>
<li><em>Littérature et politique</em>. Patrick Straram; André Belleau; et al. Longueuil : Stratégie, 1974.</li>
<li><em>La Faim de l&#8217;énigme</em>. Kamouraska : Éditions de l&#8217;Aboiteau, 1975.</li>
<li>Bribes 1. Pré-textes et lectures. Montréal : L&#8217;Aurore, 1975. (Coll. &laquo;&nbsp;Ecrire&nbsp;&raquo;, 11)</li>
<li><em>Bribes 2. Le bison ravi fend la bise</em>. [Montréal] : L&#8217;Aurore, 1976. (Coll. &laquo;&nbsp;Ecrire&nbsp;&raquo;)</li>
<li><em>Blues clair ; Quatre quatuors en trains qu&#8217;amour advienne</em>.  Patrick Straram; Francine Simonin. Saint-Laurent, Québec : Éditions du Noroît, 1984.</li>
<li><em>Les bouteilles se couchent</em>, éditions Allia, Paris, 2006 (Texte retrouvé aux Archives nationales du Québec et édité par B. Donné et J-M. Apostolidès, suivi d&#8217;une notice fort éclairante de ces derniers).</li>
<li><em>La Veuve blanche et noire un peu détournée</em>, éditions Sens &amp; Tonka, 2006 (Texte édité et préfacé par B. Donné et J-M. Apostolidès et suivi d&#8217;un ensemble métagraphique et biographique de l&#8217;auteur)</li>
<li><em>Lettre à Guy Debord </em>(1960), éditions Sens &amp; Tonka, 2006</li>
</ul>
<p><strong>Articles parus en revues</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;P.S. Post-Scriptum harmonial&nbsp;&raquo;, in <em>Le Tremplin</em>, n°63, novembre 1953, p.4</li>
<li>&laquo;&nbsp;L&#8217;air de nager&nbsp;&raquo; (1960, dans <em>Cahier pour un paysage à inventer</em>, 1, Montréal)</li>
<li>&laquo;&nbsp;Tea for One&nbsp;&raquo;, in <em>É</em><em>crits du Canada Français</em>, 1960.</li>
</ul>
<p><strong>Collaborations</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Tea for one 2 hypojazz ; Electronic music for mind and body&nbsp;&raquo;. Patrick Straram, in <em>Musiques du Kébèk</em>, dir. Raoul Duguay, Montréal, Éditions du Jour, 1971</li>
</ul>
<p><strong>Divers</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;To a strange night of stone&nbsp;&raquo;, postface à <em>Pornographic Delicatessen</em>, de Denis Vanier, 1968, Éditions de l&#8217;Estérel.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Wolf House &amp; Cabaret de la dernière chance, François de la Panam&nbsp;&raquo;, postface à <em>Le talon de fer </em>de Jack London, 1972, éditions L&#8217;Étincelle.</li>
<li>&laquo;&nbsp;De la nécessité d&#8217;une effraction poétique intense à l&#8217;intérieur d&#8217;une société de répression dont l&#8217;objectif révolutionnaire est récupéré par toutes sortes de libéraux, agents les pires de tous les fascismes à venir&nbsp;&raquo;, préface à <em>La maladie est en eux, ce sont des chiens</em> de Denis Vanier, 1972, éditions Parti Pris.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Métis et fleur bleue&nbsp;&raquo;, pour <em>Les grands spectacles</em> de Lucien Francœur, 1974, L&#8217;Obscène nyctalope.</li>
</ul>
<p><strong>Ouvrages critiques consacrés à Patrick Straram</strong></p>
<ul>
<li><em>L&#8217;arpenteur de la ville: L&#8217;utopie urbaine situationniste et Patrick Straram</em>, Marc Vachon, 2005, Éditions Tryptique.</li>
</ul>
<p><strong>Webographie</strong></p>
<p><a href="http://www.revue-analyses.org/index.php?id=630">http://www.revue-analyses.org/index.php?id=630</a></p>
<p><a href="http://remue.net/spip.php?article1659">http://remue.net/spip.php?article1659</a></p>
<p><a href="http://www.ababord.org/spip.php?article95">http://www.ababord.org/spip.php?article95</a></p>
<p><a href="http://www.archipel.uqam.ca/2516/1/M11033.pdf">http://www.archipel.uqam.ca/2516/1/M11033.pdf</a> (Mémoire de Maîtrise de Xavier Martel, enseignant à l&#8217;UQAM)</p>
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		<title>Montréal, Grande Bibliothèque</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 21:35:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/05/26/montreal-grande-bibliotheque/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/bib5ansGBQ-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="GBQ" /></a>La Grande Bibliothèque de Montréal vient de fêter ses 5 ans. Elle est la bibliothèque la plus visitée de toute le monde francophone, chose peu surprenante au vu de ses missions qui sont tout à fait comparables à celle de la BNF à Paris, si l&#8217;on excepte qu&#8217;elle coopère directement au sein de la Bibliothèque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Grande Bibliothèque de Montréal vient de fêter ses 5 ans. Elle est la bibliothèque la plus visitée de toute le monde francophone, chose peu surprenante au vu de ses missions qui sont tout à fait comparables à celle de la BNF à Paris, si l&#8217;on excepte qu&#8217;elle coopère directement au sein de la Bibliothèque nationale et archives du Québec (BAnQ, en effet, de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique ces deux &laquo;&nbsp;corps&nbsp;&raquo; professionnels sont moins distincts qu&#8217;en France) avec le secteur archives et patrimoine; et que par ailleurs elle autorise le prêt de documents (un peu comme si le haut-de-jardin de la BNF autorisait la sortie de documents).</p>
<p>L&#8217;antécédent français BNF, souvent jugé comme un échec, a déchaîné les passions au cours du projet de construction de la GBQ, <a href="http://www.banq.qc.ca/nouvelles/video-5e-anniversaire.html">comme en témoignent certains acteurs du projet</a>.</p>
<p>La photographie qui suit date de mon récent voyage, sur le boulevard de Maisonneuve-Est à Montréal.</p>
<p><a style="text-decoration: none;" href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/GBMONTREAL.jpg"><br style="text-decoration: underline;" /></a><span style="color: #000000;"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/bib5ansGBQ.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1684" title="GBQ" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/bib5ansGBQ.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a><br />
</span><img class="aligncenter size-full wp-image-1611" style="text-decoration: underline;" title="Grande Bibliothèque de Montréal" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/GBMONTREAL.jpg" alt="" width="600" height="800" /></p>
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		<title>Lire à Bamako : &#171;&#160;La Source&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 22:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l’entreprise d’un libraire de Bamako (Mali), Konaté Broulaye, qui, accompagné d’une association d’informaticiens, propose une « station service » numérique à ses clients : &laquo;&nbsp;La Source&nbsp;&raquo;. Pour ce faire, une borne très simplifiée contient un ordinateur sous système Linux (ici, <a href="http://www.ubuntu-fr.org/">Ubuntu</a> : l’origine bantoue de ce mot désignant l’être comme existant par rapport à ce que sont les autres) et un port USB pour charger ses documents, ses logiciels libres. Bref, en Afrique, on fait avec ce qu’on a et ça marche plutôt bien !</p>
<p><p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qtOyf5_gh4Y">http://www.youtube.com/watch?v=qtOyf5_gh4Y</a></p></p>
<p>En principe, il ne s’agit, comme le montre cet extrait, que de proposer des contenus libres de droits : livres du domaine public, logiciels libres, Wikipédia… Mais relativisons : où parfois l&#8217;espoir fait défaut, la croyance religieuse l&#8217;emporte et c&#8217;est le Coran qui est le livre plus demandé.</p>
<p>(Cet article est une reprise partielle d&#8217;un <a href="http://bbf.enssib.fr/blog/2009/03/lectures-en-mode-binaire">billet</a> du défunt blog du <em>Bulletin des bibliothèques de France</em>).</p>
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		<title>Sordide réhabilitation</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 18:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2010/02/08/sordide-rehabilitation/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Stamp_of_Ukraine_Stepan_Bandera_100_years-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="" title="Timbre Stepan Bandera" /></a>Le patibulaire Viktor Iouchtchenko, chef de l’État ukrainien vient de porter aux nues le collaborationniste Stepan Bandera (1909-1959). Il n&#8217;avait sans doute pas rêvé meilleure sortie politique. Peut-être une irrésistible envie de danser le &#171;&#160;Nazi Rock&#160;&#187; ? Je n’ai pas particulièrement eu écho de cette sinistre affaire (si la presse nationale en a parlé, merci [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le patibulaire Viktor Iouchtchenko, chef de l’État ukrainien vient de porter aux nues le collaborationniste Stepan Bandera (1909-1959). Il n&#8217;avait sans doute pas rêvé meilleure sortie politique. Peut-être une irrésistible envie de danser le &laquo;&nbsp;Nazi Rock&nbsp;&raquo; ?</p>
<div id="attachment_1489" class="wp-caption aligncenter" style="width: 330px"><a href="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Stamp_of_Ukraine_Stepan_Bandera_100_years.jpg"><img class="size-full wp-image-1489" title="Timbre Stepan Bandera" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/Stamp_of_Ukraine_Stepan_Bandera_100_years.jpg" alt="" width="320" height="351" /></a><p class="wp-caption-text">Timbre à l&#39;effigie de Stepan Bandera</p></div>
<p>Je n’ai pas particulièrement eu écho de cette sinistre affaire (si la presse nationale en a parlé, merci de me le signaler), n’eussé-je cherché quelque information d’après une notice conservée à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (<a href="http://www.bdic.fr/">BDIC</a>). En effet, le président ukrainien a décidé de lui conférer le statut, ou plutôt la « dignité » de « héros d’Ukraine » ce 22 janvier 2010. On le verrait plutôt au sommet du Golgotha, le retour cyclique des temps troubles a joué hélas en sa faveur. Décidément sans culpabilité, remarquable dans une obscénité éclatante, le gouvernement ukrainien va jusqu’à faire imprimer des timbres postaux à l’effigie de celui qui, après avoir organisé le meurtre d’un ministre polonais en 1934, collabora avec l’armée allemande (qui venait de le libérer de sa geôle) en proposant les services de son propre bataillon ukrainien baptisé (tenez-vous bien) &laquo;&nbsp;Nachtigall&nbsp;&raquo; (rossignol), partie prenante de la Légion ukrainienne.</p>
<p>Cette réhabilitation (enfin, l’a-t-on un jour réellement désavoué ?) d’une des figures aux prémices du nationalisme toujours prégnant en Ukraine ne semble pas émouvoir les &laquo;&nbsp;grandes démocraties&nbsp;&raquo;. Comble, c’est d’une des autoproclamées démocraties les plus douteuses de l’ Europe occidentale que vient l’indignation : la Fédération de Russie.</p>
<p>La victoire du non moins véreux Ianoukovitch (son « Parti des régions » – notez ici la hauteur politique – est propulsé par la manne financière de la holding System Capital Management, contrôlée par Akhmetov) contre la duchesse des gazoducs Ioulia Tymochenko (« centre-droit », notion assez différente de ce qui existe chez nous) n’augure rien de bon à l’Est.</p>
<p>On le sait depuis longtemps, le journal de la défunte Anna Politkovskaïa nous le confirmait : la scène politique russe a recyclé avec succès sa bureaucratie d’apparatchiks en mafieux constituant une multitude de droites (inspirées et zélées jusqu&#8217;à racheter ou fabriquer leurs propres centre-gauches fantoches, voyez peut-être là une des inspirations de notre prestigieux parti-pieuvre français.</p>
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		<title>Schwob et Bertillon</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 20:25:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/09/26/schwob-et-bertillon/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/schowb-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="_schowb" title="_schowb" /></a>J&#8217;ai évoqué, à l&#8217;occasion de mon passage à Lausanne et de la visite de l&#8217;exposition du Musée de l&#8217;Élysée, le criminologue pionnier Alphonse Bertillon. Par hasard, à la lecture des Mœurs des Diurnales. Traité de journalisme de Marcel Schwob (sous le pseudonyme de Loyson-Bridet), je tombe sur le chapitre intitulé &#171;&#160;De la science&#160;&#187;. Bien entendu, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai évoqué, à l&#8217;occasion de mon passage à Lausanne et de la <a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/08/18/le-theatre-du-crime-et-la-bibliotheque-sanglante/">visite de l&#8217;exposition du Musée de l&#8217;Élysée</a>, le criminologue pionnier Alphonse Bertillon. Par hasard, à la lecture des <em>Mœurs des Diurnales. Traité de journalisme</em> de Marcel Schwob (sous le pseudonyme de Loyson-Bridet), je tombe sur le chapitre intitulé &laquo;&nbsp;De la science&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1109" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/09/26/schwob-et-bertillon/_schowb/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1109" title="_schowb" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/schowb.jpg" alt="_schowb" width="180" height="253" /></a></p>
<p>Bien entendu, je ne peux que vous encourager à jeter un œil à cet ouvrage, ou mieux, à l&#8217;acquérir. Les <a href="http://site.voila.fr/cendres/">Éditions des Cendres</a> l&#8217;ont réédité dans la collections &laquo;&nbsp;Oubliettes&nbsp;&raquo; à 2000 exemplaires en 1985.</p>
<p>Pour les plus bibliophiles d&#8217;entre vous, <a href="http://www.librairie-goudemare.com/livre/2941.html">Sylvain Goudemare</a> (schwobien devant l&#8217;éternel, voir l&#8217;édition Phébus et aussi Shige Gonzalvez qui a parlé récemment des <a href="http://shigepekin.over-blog.com/article-34582848.html">trésors ubuesques</a> en cette échoppe) en propose un exemplaire in-4° de 1926. C&#8217;est un traité très grinçant et cynique, dans lequel Schwob maltraite, non sans ironie, ses contemporains journalistes. Nos journaleux devraient tous le lire ou le relire, sans exception.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1110" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/09/26/schwob-et-bertillon/imglit2167_1/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1110" title="schwob mœurs" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/imglit2167_1.jpg" alt="schwob mœurs" width="307" height="448" /></a></p>
<p>Je reviendrai sur Schwob et ses livres dans un prochain billet.</p>
<p>Je reproduis ici chapitre (p. 130-131, Éd. des Cendres), dans lequel il prend pour exemple Bertillon. On pourra aussi consulter l&#8217;édition originale sur <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55004k">Gallica</a>.</p>
<p style="text-align: center; ">°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°</p>
<h1 style="text-align: center; "><em>De la science</em></h1>
<p style="text-align: center; "><em>(Chapitre très court)</em></p>
<p style="text-align: left; ">Vous avez du sujet que vous traitez des notions vagues, comme il convient. Il est bon, politique et flatteur pour le public de reconnaître qu&#8217;il les possède également. Ainsi l&#8217;hypnotisme, la suggestion, la puissance de la volonté sont choses dont tout le monde doit avoir entendu parler. Le public, même s&#8217;il les ignore, sera heureux, comme M. Jourdain, de les connaître sans le savoir.<br />
Vous écrirez donc, dans un article  sur l&#8217;anthropométrie (système Bertillon) :</p>
<p style="text-align: left;"><em><span style="font-size: x-small;">On sait </span></em><span style="font-size: x-small;">également que la volonté n&#8217;a aucune influence sur la longueur de la tête</span><em><span style="font-size: x-small;">.<br />
</span><span style="font-size: x-small;"> </span><span style="font-style: normal;"><span style="font-size: x-small;">(</span></span><span style="font-size: x-small;">Le Gaulois</span></em><span style="font-size: x-small;">, 6 novembre 1902)</span><em><span style="font-size: x-small;">. </span></em></p>
<p style="text-align: left;">Si votre directeur vous demande d&#8217;où vous avez tiré ce fait, ne le renvoyez pas au Dictionnaire Larousse, qui est à sa disposition, qui est trop connu, et souvent inexact. Citez Lombroso, Sergi, Tarde, la Psychopatie sexuelle du Dr Moll, Krafft-Ebing, les cliniques de Luys, Charcot et l&#8217;interview que vous avez prise à Bertillon. Virchow, Manouvrier, Sir John Lubbock, de Mortillet sont également des noms à retenir et à citer en matière d&#8217;anthropométrie ou d&#8217;anthropologie. N&#8217;oubliez pas que Moll est autrichien, Krafft-Ebing allemand, Virchow prussien, Sir John Lubbock anglais, Lombroso et Sergi italiens, mais que Bertillon est français. Les lecteurs français se réjouiront.</p>
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		<title>Georges Rouquier à la Cinémathèque française</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 13:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeremy Jeanguenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/09/10/georges-rouquier-a-la-cinematheque-francaise/"><img align="right" hspace="5" width="50" height="50" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/farrebique2-150x150.jpg" class="alignright wp-post-image tfe" alt="Scène de Farrebique (1946)" title="farrebique2" /></a>Georges Rouquier dont j&#8217;ai déjà parlé l&#8217;an dernier, fait l&#8217;objet d&#8217;une rétrospective à la Cinémathèque française de Bercy, du 18 au 30 novembre 2009. Belle occasion de renouer avec un cinéma aux frontières du documentaire, qu&#8217;il s&#8217;agisse de longs métrages comme  les indissociables et diachroniques Farrebique (1946) et Biquefarre (1983), SOS Naronha (1957), ou encore de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Georges Rouquier dont j&#8217;ai déjà parlé <a href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2008/09/18/le-dyptique-farrebiquebiquefarre-georges-rouquier/">l&#8217;an dernier</a>, fait l&#8217;objet d&#8217;une rétrospective à la <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/georges-rouquier,242.html">Cinémathèque française</a> de Bercy, du 18 au 30 novembre 2009. Belle occasion de renouer avec un cinéma aux frontières du documentaire, qu&#8217;il s&#8217;agisse de longs métrages comme  les indissociables et diachroniques <em>Farrebique</em> (1946) et <em>Biquefarre </em>(1983), <em>SOS Naronha </em>(1957), ou encore de courts-métrages savoureux, comme <em>Le Tonnelier</em> (1942), <em>Le Maréchal-ferrant</em> (1976).</p>
<div id="attachment_943" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-943" href="http://www.dispatchbox.org/index.php/2009/09/10/georges-rouquier-a-la-cinematheque-francaise/farrebique2/"><img class="size-medium wp-image-943" title="farrebique2" src="http://www.dispatchbox.org/wp-content/farrebique2-300x164.jpg" alt="Scène de Farrebique (1946)" width="300" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">Scène de Farrebique (1946)</p></div>
<p>Je voudrais évoquer à ce sujet l&#8217;excellente revue <em><a href="http://www.imagesdocumentaires.fr/Georges-Rouquier.html">Images Documentaires</a> </em>publiée par l&#8217;association Images en bibliothèques, dont le numéro 64 (second semestre 2008) a été entièrement consacré au cinéaste aveyronnais : de nombreux articles de François Porcile, des entretiens (la manifeste influence de Flaherty, Chaplin), des recensements critiques, ainsi qu&#8217;une filmographie et une bibliographie très sérieuses.</p>
<p><img class="alignnone" title="Images documentaires n°64" src="http://www.imagesdocumentaires.fr/local/cache-vignettes/L250xH425/Couv_I_doc_no_64-eeb9e.jpg" alt="" width="250" height="425" /></p>
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