À chaque fois que j’assiste à une journée d’étude, pas moyen de jeter un œil dessus ni de tourner des pages « virtuelles ». J’en restais encore aux Cytale rétroéclairés que croisais il y a quelques années dans la médiathèque de Boulogne, où je vécus un temps!
J’ai fini par trouver un Sony Reader PRS-505 que les Fnac essaient de vendre à prix « réduit » à leurs clients fidèles.
Quel dommage de ne pas pouvoir faire une démonstration avec un livre électronique complet! Ici, j’avais seulement une couverture et une page d’introduction, invitant à télécharger l’ouvrage sur le Web.
Côté design, le PRS, dans son étui classieux m’a fait penser à l’étui élégant de Sherlock Holmes (ne me demandez pas ce qu’il y rangeait!), c’est effectivement assez plat et ça à la taille d’un format dit « semi-poche ». En cinq minutes, il est difficile de se faire une idée sur cette « liseuse » de ebooks, mais, en dehors du principe de l’encre électronique (e-ink), je n’ai pas été vraiment convaincu.

J’ai l’impression de lire en bidouillant un Game Boy® (je ne suis pourtant pas numéricophobe!). Pour environ 300 €, il constitue un achat risqué en plein émergence des technologies tactiles, en dépit des 6800 pages qu’il peut embarquer de base. Il ne faut pas prendre mon avis trop au sérieux vu mon dilettantisme ; je vous renvoie volontiers à l’avis de l’écrivain François Bon, qui l’a plutôt bien adopté!
Très prochainement, on devrait voir arriver la gamme au-dessus, le PRS-700, rétroéclairable!! Espérons qu’il s’adaptera mieux aux contenus, pour devenir un véritable iPhone® de la culture écrite!
Pour les intrigués (je n’ai pas l’habitude de me faire de la pub), je ferai une communication à la journée d’étude « Le livre électronique » de l’ABF ce lundi 9 mars 2009 à la Médiathèque Cabanis de Toulouse, non pas sur l’aspect technologique mais sur les usages en milieu étudiant, d’après une enquête, chez les doctorants notamment.

Le livre électronique est – pour le moment – une supercherie. La couleur grisâtre est tout simplement un tue le l’amour et le defilement des pages donne envie de se projeter contre une fenêtre assez rapidement.
L’encombrement réduit est également une sacrée blague, le livre est aujourd’hui encore objet de décoration, et ce n’est pas trois poches dans mon sac qui vont me péter le dos (il faut dire que je suis particulièrement musclé), et vu que je ne lis pas plus de trois livres à la fois, aucun intérêt d’avoir 6800 pages sur moi (17 livres de 400 pages, tout de même).
Je verrais dans quelques années, mais juste l’idée de ne plus pouvoir faire d’autodafé sans faire un trou dans le pôle Nord m’hérisse.