J’ai trouvé une discographie de Herbie Hancock assez détaillée sur le site de Wilson & Alroy’s Records Review, avec des commentaires très subjectifs de son auteur (David Bertrand Wilson, et c’est tout à son honneur). En plus de rassembler de nombreuses informations sur les galettes, quasiment tout le personnel musical employé sur chaque titre est décrit.
« We listen to the lousy records, so you won’t have to », devise du site franche quoique présomptueuse, indique assez explicitement la teneur en information particulièrement élevée de celui-ci.
Pour en revenir à nos moutons, j’ai ainsi pu obtenir une discographie de quelque 42 disques de Herbie Hancock (divers lives inclus), et remarquer que les Head Hunters réorchestraient à certains endroits même après l’album éponyme (ça, on s’en doutait).

La remarque qui m’a le plus amusé dans cette discographie : « This went platinum, and until the Kenny G era was the best-selling record in jazz history. (DBW) »
Vous le savez peut-être, Kenny G est l’apôtre du saxo soprano sur fond de jazz variété, très apprécié des salles d’attentes de chirurgiens-dentistes (je n’ai vraiment rien contre eux) et dans les ascenseurs (je n’ai rien contre eux). Son jazz suppositoire (Christophe le dirait de la même façon un peu frondeuse de la Bossa Nova, qu’il qualifie de « jazz de droite », guindé et télévisuel – merci mon pote) a détrôné nombre d’artistes bien plus méritants. Bref, le Clayderman du soprano, c’est pas nôtre truc… et encore je ne parle pas de son look de garçon-coiffeur (je n’ai rien contre cette profession non plus).
On y trouvera aussi pêle-mêle des ressources discographiques de funk, de latin-jazz, mais aussi de toutes les musiques réunies sous le flou générique de « pop ». Entre autres, de nombreux artistes Motown.
Si vous continuez de vous balader comme moi sur cette mine discographique, vous constaterez qu’il existe une section de revues de livres pas moins intéressante (mais plus limitée).
À bientôt.
